Avertir le modérateur

16/08/2011

R comme ... Retrouvailles ?

Tu as appelé pendant que j’étais sous la douche ! Évidemment !

 

Mais je savais que je devais t’attendre, je le sentais, à moins que ce ne soit un reste d’autosuggestion positive d’Emile Coué, mais qu’importe.

J’ai chanté ou plutôt hurlé sous la douche brulante cette complainte de Patricia Kass, celle qui orne mon blog, je me suis épilé, rasé, parfumé, coiffé, détaillé … recoiffé, redétaillé … souri dans la glace embuée, choisi en pas moins de vingt minutes la tenue qui lui arrachera un compliment, noyé de déo, glissé sa photo dans la poche arrière un peu moulante de mon pantalon (elle dit qu’elle adore mon ti’cul !), tourné en rond, grimpé les escaliers, descendu les escaliers, vérifié mon allure dans la glace, vissé mon œil sur sa montre, surveillé le Samsung, hésité à changer de chemise, répété encore et encore ces phrases que je ne lui dirai sans doute pas, compté les secondes qui trainent trop, vérifié le rangement de la chambre au cas où (espoir fou d’une nuit d’amour ??…), remonté les escaliers, redescendu…..

C’est l’heure, j’y vais ! Mon bolide est surexcité malgré ses 380 000 kilomètres au compteur et frétille aussi jusqu’à ce parking extérieur de Carrefour encore ouvert pour un 15 août où … délivrance suprême… elle sera 

 

Il y a bien longtemps déjà nous nous retrouvions sur cette place de parking. Nos yeux surexcités fouillaient avidement le bitume à la recherche de "sa voiture". Garés l’un près de l’autre, nous guettions secrètement de coups d’œils furtifs le premier sourire. Faussement calme et atrocement impatient je me cachais sur ton siège passager. Un peu gauches, parfois penauds, souvent hésitants, nous n’osions qu’à peine nous frôler. Quelques banalités de conversation ouvraient ce lien qui allait nous unir pendant toute la soirée et coller nos âmes dans un débordement de tendresse incroyable. Les notes fredonnées d’une foule sentimentale de Souchon ouvrait le bal des caresses dans ta tignasse soigneusement sauvageonne, les premiers petits bisous  s’échappaient en roulant, nos mains finissaient par se retrouver, les sourires devenaient éclairs, les regards s’entremêlaient dans un jeu amoureux, un bonheur simple balayait tout sur son passage … Nous étions heureux … infiniment heureux ...

 

Tu es déjà là, à la même place, dans la Twingo verte de Catherine.

Mon corps sue d’appréhension, mes mains tremblent de peur de ne pas résister à l’appel de ton corps, mon ventre me broie de stress, j’ai envie de fuir, j’ai peur de croiser tes yeux, d’entendre des mots qui me feraient mal, de mourir ici de trop t’aimer… je vais m’évanouir en ouvrant la portière… je m’assoie près de toi… je tétanise… je n’ose pas te regarder… j’ai soudain honte de ce que je suis, de ce que je fais, d’être là… j’ai envie de pleurer de crier de partir… j’ai mal de toi… 

 

D’un geste infiniment lent et mesuré tu laisses naitre sur tes lèvres dessinées d’un trait de rose une légère petite moue … qui si doucement éclot en un sourire où je lis toute la tendresse du monde et toute ta douceur angélique qui va me dévorer d’amour et de passion. Comme un cœur opéré dont le sang recommence à battre, mon âme reprend vie et je sens s’embraser tout cet être qui n’a vécu que pour toi, je te regarde … tu es si belle si douce si attendrissante … J’ai envie de t’arracher dans mes bras, de te hurler combien je t’aime, combien j’ai souffert de t’attendre, combien je t’ai détesté, haï même peut-être, combien je veux être à toi, combien je veux t’aimer au-delà de toute réalité … 

Ma main volette avec une prudente et retenue délicatesse vers ces cheveux que tu as plus longs maintenant, je joue avec une mèche imprudente, tu restes immobile, tes yeux se ferment, nos doigts se reconnaissent et nos peaux s’amusent timidement du plaisir de se retrouver, je te susurre quelques mots de notre Souchon, ma gorge se bloque dans un sanglot...

Toi aussi tu as une larme de bonheur qui surfe insidieusement sur ta joue … 

Le petit sentier embaume des parfums de l’été, la mer fait doucement carillonner ses vagues sur les rochers tous proches, le soleil caresse les grands arbres de ces ombres doucereuses, le temps s’enveloppe subrepticement d’une langueur amoureuse. Tu n’as pas décoché un mot depuis notre sortie de la voiture. Pendant le court voyage, irréel, mes mains ont avec une infinie délicatesse dessiné des tendresses sur tes joues et pétri d’affection ces cuisses musclées cachées dans ce jean clair que tu sais porteur de tant de souvenirs à mon cœur … La douce insolence de notre silence a scellé ces retrouvailles que l’on devinait irréelles. Seule la radio a rayé de quelques chansons nostalgiques l’ambiance attentive dans cette petite Golf grise.

  

Je me précipite pour t’ouvrir ta portière, pour être devant toi, comme un rempart … Fière tu ne te pas dérobes pas et avec cette insolence tu résistes à mon regard acharné. Pas de geste, pas de mots, pas de signe. Face à face nos yeux plantés l’un dans l’autre nous attendons. Le petit parking est désert et aucun mouvement ne vient troubler l’éternité de l’instant. La nuit commence à décolorer la nature et la lumière affadie se fait complice de ce jeu…
Mon bras part chercher la pointe de tes doigts et dans une chorégraphie discrète titille comme un appel à ta reconnaissance. Ta main se referme, m’emprisonne, me serre, m’étreint… Tes yeux fixes n’ont pas scillé… Mon cœur bombarde ma poitrine comme pour s’échapper vers toi. Ma respiration s’accélère sans conscience, je t’entends souffler ton impatience, nos jambes tremblent insensiblement… J’avale goulument un bol d’air pour ne pas suffoquer… je ne peux plus… je résiste... j’essaye….  Spasme violent brutalement je t’arrache contre moi, tu m’engloutis dans tes bras, je te brise de trop t’étreindre, nos lèvres se cherchent, fouillent, avalent, dévorent, explosent de sensualité et de désir. Nos ventres collés n’existent plus, nos mains courent folles sur nos dos raidis, nos yeux en transe ne voient plus que nos âmes, nos pas dansent électrisés d’un bonheur ravageur, je t’emporte dans un tourbillon de folies, je te pirouette dans une autre vie, tu t’abandonnes à moi langoureuse et divine, nous cherchons à hurler notre plaisir, nos lèvres ne se décollent plus, nous n’existons plus, nous n’existons plus … 

Seul un amour infiniment sublime renait à la réalité …

 

Je déteste Cabrel et ses chansons guimauves … mais prendre sa Princesse par la main pourrait me réconcilier avec ses strophes dégoulinantes ! Comment avons-nous réussi à nous désarticuler de cet imbroglio d’amour, de tendresse, de sensualité, de passion ?... Dans la fraicheur du soir, nous déambulons d’une même danse sur ce petit sentier, au travers de nos souvenirs encore chauds et attendrissants, les premiers baisers picorés, les premiers effleurements un peu osés, les premières confidences encore hésitantes, les pique-nique improvisés et le sandwich au saucisson …, les premiers espoirs et les premiers doutes, les premières certitudes … Notre couple a fait du chemin depuis ces périodes heureuses mais mes certitudes restent intactes et je bénis chaque jour celui qui nous a bousculé dans un amour improbable ravageur et sans doute inhumain tant il a dépassé des limites palpables … 

Tu as commencé à vider tout ce retard de tes aventures sur Hendaye et ton flot de paroles est juste interrompu par le croisement de quelques promeneurs curieux de la vue idyllique qu’offre le point de vue. Leurs regards dévoilent l’aura de bien-être qui auréole notre petit couple et chacun de leurs sourires déguisés dans un bonjour poli trahit ce plaisir de toucher le bonheur des autres. Tes mains miment et scandent tes histoires, tu grommelles délicieusement tes « Martine au travail », tu ris de tes déboires, tu es infiniment délicieuse… Béat je me gave de ta voix et me saoule du plaisir de cette communion enfin retrouvée. Possédé transi je cherche à tout enregistrer de toi, encore hanté par cette angoisse de te perdre. La petite digue de pierres a raison de ta logorrhée de mots. Dans un soupir de romantisme nos bras se referment sur nos désirs et nos baisers tendres et doux ouvrent encore une fois les portes de ce paradis de plénitude. Les yeux clos sur le bruissement réconfortant des vagues, nos esprits emportent nos âmes dans une paix aux couleurs d’une éternité. Nous sommes enfin heureux, ensemble.

 

« On va manger près du rocher ? Comme avant ? »

Ta moue polissonne trahit la fierté de ton initiative et je meurs d’envie de te dévorer tant tu dégoulines de tendresse et de mignonnie … Tu t’étais arrêtée à la boulangerie avant de venir ! Tu le connais bien ton Doune et fièrement tu exhibes cette paille à la confiture et cet éclair au chocolat gourmands. Ragaillardis par cette perspective, notre petit couple redescend le sentier herbeux dans une frénésie gamine vers ce terre-plein dominé par ce rocher qui détient encore nos anciens secrets. La nuit est tombée, les bruits se sont assoupis, un parfum de calme flotte  sur le lieu, le granit a encore chaud du soleil de la journée, quelques oiseaux chantent leurs derniers piaillements, un léger voile brumeux plane sur les champs voisins. Je ne t’ai pas lâché la main. Un petit lapin quelque peu imprudent traverse le chemin, signe du destin qui nous renvoie les images de nos jeux nantais ou guéritiens…
Qu’il est doux ce temps….

 

Tendrement, souplement, amoureusement je te plaque sur le rocher. Mes mains enveloppent dans une délicate caresse ta petite frimousse, tu me souris. Mes doigts jouent des arcanes de ta peau douce et dessinent les traits de ton visage juvénile, la plénitude immaculée de ton front, le dessin de tes sourcils, la courbe coquine de ton petit nez, la sensualité de tes lèvres, les replis moqueurs de ton menton … Nos peaux s’échangent des mots que seules les mains peuvent entendre, ton petit minois se drogue de ces effleurements voluptueux, tu as fermé les yeux. Je t’aime… infiniment … Le petit sachet de gâteaux tombe sans notre attention …

 

Mon visage a franchi la barrière de ton intimité et mes lèvres picorent les lippes de ta bouche entrouverte, je titille d’une langue effrontée les arcanes de ta beauté, mordille avec gourmandise le dessert de ta bouche, joue de la liberté de nos bisous devenus baisers. Insensiblement tes bras m’enserrent contre toi comme pour m’avaler dans un sursaut d’affection. Une puissante vague de bien-être noie mon ventre dans une alchimie de sérénité et de plaisirs. Je te désire ...
Gloutonne tes mais farfouillent dans les chairs de mes fesses. De quelques pincements tu en attises l’excitation et tes yeux brillants de désir fusillent ma volonté de délicate tendresse. Dans un tourbillon de gestes arrondis tu enveloppes mon torse, mon ventre, mes fesses, mes cuisses… Insolemment, tu joues de cette petite bosse qui défigure maintenant le bas de mon ventre avec la perfidie d’une droguée en manque, tu crognes de tes doigts experts, tu t’amuses des formes dissimulées, tu pétris sans scrupules, tu ris, coquine, de lire mon désir exploser…
Torturé je cherche la volupté de tes petits seins au travers de ton tee-shirt moulant. Caresses de tes formes aphrodisiaques, pincements suggestifs, titillements de ces petits tétons déjà arrogants. Mes mains glissent sous le tissu, mes doigts empoignent sèchement tes pyramides de désir, tu grognes ou tu soupires.., tu te cambres pour me tendre tes plaisirs, je déchire ton maillot au-dessus de tes épaules, j’engloutis sauvagement ces seins qui me rendent fous, je les mange, les croquent, plantent mes ongles dans ton dos, tes mains mordent dans mon sexe, je crie, tu exultes de jouissance, transes de nos corps, électrocution de l’orgasme, juste nos cris … Tu me désires ...

 

Sans un répit tu as dégrafé ma ceinture, laissé glisser mon pantalon à mes pieds, et explosé mon caleçon trop petit pour contenir mon désir de toi. Mes fesses exposées aux couleurs d’une nuit électrique tremblent, mon sexe nu arrogant te menace, mes lèvres te possèdent goulument, j’attise ta fringale de sexualité, tu vibres d’envie. Ta petite culotte rouge en dentelles trahit ton état, ma main plongée dans ces antres secrets déjà humides joue de ces chairs turgescentes, tes cuisses scandent les pulsations de ton impatience, tes fesses se serrent dans un étau de folies érotiques, tu plaques ta main m’obligeant à te voler ton intimité, je joue de toi, tu adores dans des soupirs fiévreux, ton regard absent avoue ton absence libidineuse…

 

Tes mains crucifiées au dessus de toi, plaquée contre le granit, ton sexe nu exposé aux frottements insupportables de mon bas ventre, tu supplies d’en finir dans des souffles d’agonie. Surexcitée d’envie, totalement abandonnée aux plaisirs du corps… D’un coup sec, raide de désir, effronté, je te plante mon sexe … Hurlements… 

Nos mains cherchent à nous posséder, je te pilonne dans des râles de plaisir, galop de tes cuisses gonflées, mes fesses hallucinent des fessées de tes paumes possessives, je mords avidement tes tétons sur-gonflés, mes doigts cherchent les secrets de ton popotin, tu avales ma langue dans des convulsions désorganisées, mes orphelines scandent notre course à la délivrance, tu grognes dans des mots inconnus, ton ventre m’engloutit voracement, je sue de bonheur, ton dos s’arrondit, mes hanches se plaquent, tes jambes s’ouvrent encore, je m’enfonce, tu chancelles, tes yeux clos bavent de délices, tu cours vers moi, mon ventre se vrille, mon sexe brule, tu t’empiffres, ensemble, nos bouches cherchent de l’air, un dernier sursaut, convulsif, violent, arraché… Hurlements sauvages… Explosion… Déflagrations de l’orgasme…

 

La pause aurait de quoi faire sourire, un homme les fesses à l’air dans les bras d’une femme nue symbiose d’un rocher granitique, si ce n’était l’incroyable irradiation de leur amour au travers de cette aura de paix qui a enveloppé ce cocon de nature. Effrayés de briser cette plénitude d’un bonheur nous avons laissé la fraicheur du soir nous ramener à une réalité. Pas de mots qui dénatureraient la virginité de cet instant. Seule la douceur des regards éperdus.
Transcendé par la fusion de nos corps dans cet élan de sensualité nous reconstruisons insensiblement l’âme de notre couple, cette union de deux êtres qui mourront dans la naissance de ce brasier de tendresse infinie.
Une petite faim maintenant ?

 

 

La suite n'est pas à écrire .... Elle est à vivre ...

Avec toi Princesse, mon amour, ma vie ......

Je t'attends .... toujours ...

 

23:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retrouvailles, fete, doune, calins

12/08/2011

P comme … Prince Charmant

Tu l'appelais ton PC ! il a orné nombreux de tes sms ...

Ton Prince Charmant ...

 

Les deux sonneries de téléphone, réglées à cinq minutes d’écart, n’ont pas encore zébré le calme du matin. Tu dors toute recroquevillée contre lui, avalée dans ses bras langoureux, calme et confiante contre ce rempart à toutes tes angoisses. Cette nuit, de ces mots doux dont il a le secret, il a su t’extirper de la noirceur destructrice d’un cauchemar et t’emporter vers des horizons de quiétude et de paix. Tu t’ouvriras au jour sur son regard dévorant d’amour et doucement le réel te gagnera dans la profondeur de son sourire attendrissant. D’une délicatesse fragile il déposera sur tes lèvres encore tièdes le baiser de votre indéfectible fusion.

 

Il sait lire tes matins lorsque tu tombes du lit, et t’éviter les mots inutiles que tu ne voudrais pas entendre. Le café chaud et les tartines qu’il a affectueusement préparés pour sa Princesse ont raison de tes derniers songes. Ta première cigarette se cachera derrière sa vaisselle sans un reproche.

Ton Prince Charmant …

 

Tu adores ce dos mâle dans la salle de bains, ce visage caché dans la mousse à raser, et cette délicate chanson du rasoir sur cette peau burinée qui gratte une virilité toute émoustillante. Sans doute ta main tapotera-t-elle ce petit popotin en montant dans la douche comme pour marquer une délicieuse appartenance. Peut-être même déposeras-tu une bise ronde et sonore au creux de son cou ? Il te barbouillera d’un gros spoutch plein de mousse dans des rires cajoleurs !

Les ablutions se feront caresses sous l’eau brulante. Tu reconnaitras chaque courbe de ce corps qui t’a fait vibrer hier soir dans des jeux orgasmiques. Il n’est pas de ces apollons digne de magazines et tu t’amuses de le gêner en te moquant de ses quelques pilosités ou de sa ceinture St Hubert ! Mais le grain de sa peau au prisme de ta passion peut seul faire résonner ton corps dans de telles envolées libidineuses.

Ton Prince Charmant …

 

Petit enfant penaud assis sur les toilettes quand tes mains sculptent sa tignasse à coups de gel, faux play-boy quand il défie sa garde-robe pour trouver la tenue qui allumera tes yeux de gourmandise, homme responsable qui t’impressionne dans la veste d’un costume d’affaires, ou affreux lubrique lorsqu’il te pourchasse dans ta petite culotte trop sexy !

Il est tous ces hommes pour toi ...

Réconfortant quand le miroir trahit une légère coquetterie sur tes hanches, apaisant lorsque l’aiguille de ta balance grogne vers des chiffres interdits, radieux du tableau de ta beauté juvénile offerte avec tant d’impudeur, malicieusement sourd à tes atermoiements pour aller rejoindre tes études, et respectueux de ton toc de vérifier en boucle les cendriers et serrures !

Il est tous ces hommes pour toi ...

Ton Prince Charmant …

 

Tu l’imagines drapé dans son autorité de prof de fac rayonner sur ces jeunes secrètement admiratifs et respectueux de cette simplicité intelligente, de cette volonté humble de transmettre son savoir, au risque de froisser un sentiment de jalousie qui trahit ton amour exclusif. Tu le sais directif et brillant au combat avec ses clients, et les dossiers de couleur qui tapissent son bureau jalonnent ses réussites professionnelles qu’il partage avec tant de plaisir dans les rares moments où le travail a droit de citer dans votre vie commune. Tu es fière de ton homme … il le sait et, heureux, intérieurement, s’en gave comme pour mieux en vivre.

Ton Prince Charmant …

 

Lui seul peut supporter que tu le saoules avec tes bisbilles étudiantes !... Emoustillé de tes réussites scolaires et professionnelles, il connaît les mots qui apaiseront tes stress et tes angoisses. Tu aimes ses yeux lorsque tes succès les éclaboussent d’une vague de bonheur et que sa voix se bloque dans des sanglots admiratifs. Tu l’aimes crâneur quand il chante tes qualités lors de réunions mondaines ou commerciales. Il est fier de sa Boubou… tu le sais et, heureuse, tu t’en gave comme pour mieux en vivre.

Ton Prince Charmant …

 

Il a le don de t’énerver à toujours chercher cette reconnaissance d’une caissière, d’un commerçant, d’un passant même si cette quête se noie toujours dans des rires complices ! Le souvenir de merluchons, de pêcheurs gavrais, de vieilles dames brestoises, de sacristains St Matthieu … t’ouvre un sourire frondeur. Mais il sait aussi t’émouvoir d’un pique-nique improvisé, d’une balade romantique, d’une sortie improbable.

Avec lui, courir les magasins de la rue Ste Catherine ou la plongée dans le monde IKEA se parfume de frivolité et de gamineries, les salons d’essayage de jeux interdits, une balade à vélo d'un romantisme désuet, et la fête foraine de crises d’enfantillages qui savent t’évader d’un quotidien.

Il est l'homme de ces messages SMS qui se croisent comme les signes d'une même pensée, de ces appels téléphoniques qui se télescopent dans un même élan, des ces notes d'un Souchon ou d'un papillon qui uniraient leurs plaisirs dans une même partition... 

Ton Prince Charmant …

 

La vidéo de ta première purée restera dans les mémoires ! Ton homme a su réveiller des talents culinaires que ses mains friponnes ont parfois contrariés. Tu n’es pas peu fière de ces recettes mitonnées dans un sérieux tout amoureux : salades colorées, tarte aux pommes, crumble, gâteau au chocolat, crêpes… et une fameuse purée ! Ton sourire ravageur a toujours raison de son admiration devant ces petites attentions gustatives que tu sais le combler.

 

Il sait lire tes doutes et tes fatigues du soir et te consoler de ce verre de vin blanc et de chips interdites. Ses mains douces et attentives jouent de tes mèches rebelles lorsque tu te pelotonnes sur ses genoux dans une pause lascive et implorante de tendresse. Il caresse le temps pour te préserver d’une angoisse qui pourrait te tachycarder, et te chante le bonheur de vivre près de toi avec le déchirement d’un Johnny à Marie … Ses mots hypnotisent ta tendresse et tu t’écrouleras dans une bourrasque de béatitude.

Ton Prince Charmant …

 

Elles ne sont pas si loin ces soirées où les vitres de la Golf s’embuaient malgré les bourrasques du vent et des vagues ételoises ! Aujourd’hui tu laisses éclore tous ces plaisirs de ton corps que vous avez appris à dompter ensemble, hors de la cage des interdits, dans cette frénésie d’un don de soi complètement partagé. Tu t’abandonnes avec délectation à ses mains et ses lèvres quand elles courent possédées sur cette peau dont il a appris chaque reflet, chaque réaction. Tu exultes de ces jeux de positions et d'attitudes qui orgasment vos délivrances

Comme chaque fois, tu attends comme un hommage ces mots de remerciements pour cette offrande absolue de ton corps que tu as livré avec tant d'insolence et d'impudeur. Il est cet homme contre qui tu viens, repue, te blottir pour y gouter toute sa tendresse et son émerveillement.

Ton Prince Charmant …

 

Lorsque la nuit enveloppe de sa torpeur le reste de tes forces, il apprivoise les "petits amis" qui jouent les cupidons sous notre couette. Tu lui confies tes derniers secrets de ta journée et rêve encore éveillée des plaisirs d'un lendemain toujours plus amoureux. Dans un spasme de tendresse ravageur il te dévore de ses bras et s'évanouira trop vite pour toi dans le creux de ton cou vers un monde de paradis où il cherchera encore à t'aimer davantage …

Ton Prince Charmant …

 

Ma Princesse, à un moment où tu cherches ton chemin vers ce royaume de bonheur, de paix, de tendresse et d'amour,
laisse moi être ton guide et t'emporter …

..... Ivresses d'un passé heureux, 

..... folies d'un présent,

..... promesses de lendemains passionnés

 

Laisse moi être ton Prince Charmant, sois ma Princesse ...

soyons enfin heureux ...

07/08/2011

O comme ... Orgues ?

Ce matin, les orgues de l’église d’Auray ont mêlé leurs sonorités triomphantes à celles de l’orchestre Paul Kuentz pour quelques envolées sur les partitions de Georg-Friedrich Haëndel. Moments de plaisir où l’esprit s’envole dans des rêves éveillés …

Putain que je t'aime ...

bordeaux gareGare de Bordeaux. Je suis en avance sur le train de 21h40. Une foule bigarrée et bruyante descend des TGV bondés. Mon téléphone a vibré plusieurs fois, égrenant le temps qui passe de sms qui creusent l’abyssale angoisse de la revoir… Déjà trois semaines que je ne l’ai pas serré dans mes bras, ce baiser échangé sur le quai du tramway, cette étreinte infiniment tendre contre le mur blanc de cet appartement devenu notre cocon, ces mots d’amoureux  éclaboussés, ces caresses sensuelles volées au petit matin, ces traces de notre complicité dans lesquelles nos pas se sont retrouvés, ces regards décharnés de ce plaisir que l’on croyait perdu, ces effleurements à peine déguisés… Et puis tout ce temps, blanc, noir parfois, vide, démentiellement vide, suspendu, inhumain, à l’attendre … 

Le haut-parleur sonne la délivrance prochaine en grésillant l’arrivée de son train. Voiture 17. Mes yeux s’accrochent aux portières pour déceler sa silhouette. Je bouscule, je m’excuse, je me faufile, je l’attends… Mon cœur prend cents pulsations supplémentaires… Je fouille affolé cette masse grouillante… Elle est là-bas, je me précipite en me retenant, je souris pour cacher mon angoisse, je fais un signe timide et maladroit de la main, je m’approche … Elle est si belle ! Avec ses lunettes noires et son bronzage de vacances elle joue les stars : un tee-shirt rayé type petit breton cache poliment sa poitrine, un short blanc lui dessine des jambes fuselées et aphrodisiaques, les cheveux en fouillis ordonné la rendent sauvage, et ce sourire enjôleur, ce sourire !! Je fonds dans son regard, je cherche le droit de l’écraser dans mes bras, de la dévorer de baisers, de lui crier que je l’aime, de lui faire l’amour à même le quai,
je deviens fou de ma Princesse…

Putain que je l'aime !

 

Elle vient de s’endormir, contre moi, toute pelotonnée entre mes bras protecteurs. Elle est détendue, les traits de son visage apaisés dessine une petite bouille adorable, sa respiration lente et régulière trahit la quiétude de son sommeil.
Sa semaine a été difficile et son stress quotidien a raboté son énergie un peu plus chaque jour. Quel plaisir de l’entendre raconter ses aventures entre deux bouchées trop grosses d’une pizza de chez Ragazzi ! Je ne saurai jamais si cette exubérance de récit est due à l’apéritif trop alcoolisé ou au plaisir de me voir pleurer de rire de ces aventures martinesques au risque de perturber les tables voisines de mon rire de phoque ( !), mais le bonheur se dessine à ces petits riens et je suis heureux…

massage, mains sur toiL’eau brulante d’une douche salvatrice l’a définitivement distancée de son lieu de travail (je déteste cette ville d’Hendaye tant elle m’angoisse et me paralyse d’effroi). Allongée sur le grand lit à peine défait, enfin détendue et sereine, mes mains, parfumées de cette crème trouvée dans le coffret Jules qu’elle m’avait offert,  ont dansé une ode à la délicatesse et à la tendresse sur cette peau douce et bronzée, terrain de jeux d’une incroyable sensualité : la fébrilité de son visage, de son front, de son cou angélique, la puissance de ses épaules de surfeuse, ces bras aux longs muscles finement dessinés, ces cuisses rondes et coquines, ses fesses bombées d’un plaisir qu’elles ne renient pas, ses pieds encore trop sensibles aux chatouilles, ce ventre aphrodisiaque de féminité, ces petits seins provocateurs que je me retiens de dévorer … Non pas de sexe !!

Je la regarde dormir, et putain que je l’aime !

 

cuisiner avec elleUn vrai petit couple ! Nous avons déjà nos habitudes dans ce Carrefour-city. Pate feuilletée, pommes de terre, pommes fruits, haricots verts, viande pour notre diner, Danao, pain brioché carré, jus d’oranges pour demain matin, nous partageons avec une maestria toute conjugale les déambulations dans les linéaires. Il est de ces petits riens qui fondent une intimité et notre retour à l’appartement, main dans la main, le sac des provisions dans celles restées libres nous plonge avec ravissement dans un tableau de Doisneau.

Flanquée d’un tablier de cuisine à la taille aussi grande que ses ambitions culinaires, ma Princesse officie dans un entrain communicatif et chantant. Esclave je me contente d’éplucher les pommes de la tarte et de mettre le couvert sur cette petite table basse du salon. Nul n’a le droit d’empiéter sur le domaine de l’autorité suprême ! Epluchage épépinage coupage rangeage… D’un même regard, nous nous souvenons de ces derniers préparatifs…  il y a déjà… J’avais décroché avec une habileté toute éléphantesque ton soutien-gorge et redonné liberté à ces petits tétons provocants au travers de ton pull moulant. Dans l’excitation du mixeur en plein travail tu avais réclamé le jeu de mes mains avec ces masselottes goulues et gargarisé ton plaisir dans des rires aussi amoureux qu’excitants. Ce soir le jeu se terminera autrement, nos corps privé de trop de plaisirs orgasmiques réclameront leur part de salut…

Je te touche, je te caresse, et putain que je t’aime !

 

bordeaux, nuit romantiqueLe soir éclaire déjà la ville de sa torpeur réconfortante. Tu as déballé tous tes cadeaux (non je ne dévoilerai rien ici jusqu’à ce que …) dans une fièvre gamine et pétillante. Surprise, émue, étonnée, amourachée, reconnaissante, heureuse… Nos corps dansent le même rythme sur ces quais encombrés de touristes romantiques et les couples se défient de leurs regards épris leur supériorité sentimentale. Nos cuisses collées ressentent encore les crampes du dernier corps-à-corps qui nous a fait hurler notre plaisir commun au travers de la fenêtre ouverte arrosant tout le voisinage de notre plénitude sexuelle. Ta petite main s’est cachée dans la poche de mon pantalon et mon bras encercle tes épaules dans une protection attentive. Silencieusement, sans mot dire, nous échangeons ces instants de bonheur infini, au-delà de toute réalité. Seules nos âmes se caressent et jouent de notre intimité pour se chanter des mots d’amour.

Mes yeux s’embuent encore en revoyant ta réaction à ce dernier cadeau : d’abord surprise, étonnée ou incrédule, tu as levé très lentement les yeux vers moi, et illuminée par des yeux brillants de tendresse, d’une voix si douce qu’elle pourrait être caresse, tu m’as enveloppé pour tout un avenir d’un « je t’aime… » chavirant de tendresse et de passion. Je n’ai pas résisté…

Tu es toute ma vie, et putain que je t’aime !

Sans doute n’est-il pas opportun ici de parler de Dieu ou de croyance… même s’il me souvient que dans notre lit nous livrions de concert notre prière à celui qui se dit le Dieu de l’Amour, celui avec un grand A, celui qui transcende les règles de civilisation, de bien-pensance, de morale rétrograde. Et pourtant. Le paradis n’est-il pas dans ces moments en suspension où le temps fait une pause dans nos cœurs pour nous laisser savourer ces instants  d’irréalité et de plénitude ?

heureux, luneCe matin encore, réveillé avant toi, j’attendrai avec impatience ce moment où tu ouvriras les yeux et où dans un regard encore songeur mais déjà amoureux tu me souriras d’un « bonjour mon amour ! » qui bouleversera toute ma journée. Une fleur de paradis…

J’attendrai ta fringale discrète du petit-déjeuner, je t’apporterai ton Danao et ton café chaud qui finiront de te sortir de tes songes, je grillerai tes toasts avant que tu ne les décores de St Hubert régime…, je m’approcherai de toi, entre tes jambes, et tu colleras ta joue sur mon ventre rebondi, tu me diras que tu te sens si bien… Une fleur de paradis…

J’adore quand tu fais la folle sur ton VCub ! Nos mains ne se lâchent pas même au risque de chuter lamentablement sur ces quais que tu dévores habituellement sur son skate. Comme deux amants de films, nous roulons main dans la main, dessinant un pont au-dessus des enfants qui iront rapporter excités à leurs parents que des amoureux les ont dépassé, jouant des barrières et des obstacles comme pour mieux se rapprocher ensuite dans une frayeur feinte et gamine, nouant ce regard de complicité qui éclairera ceux que nous croiserons envieux et attendris… Une fleur de paradis…

Il est tant de ces fleurs le long de notre chemin de vie…

Tu es l’Ange de mon paradis, et putain que je t’aime !
Je voudrais te chanter tout ce que je t’aime
Je voudrais te dessiner tout ce que je t’aime

Je voudrais te cuisiner tout ce que je t’aim

Je voudrais t’offrir tout ce que je t’aime

Mais putain que je t’aime !

 

05/08/2011

Q comme ... Biquettes ?

 

Sa peau sent bon la vanille ! elle est si douce qu’on la penserait de bébé. Le jacuzzi de ce soir nous a décapés de cette sueur collante et mal odorante. Les petites bulles parfumées du bain bouillonnant nous ont agréablement détendu, nous étions si fatigués. Pour dire nous n’avons même pas joué à nous frôler ou à nous chercher avec espièglerie , tout juste de petits bisous calins tous doux … Un bouillon de tendresse quoi !


Ma Princesse est allongée sur le ventre dans une position fort peu sensuelle mais d’une gourmandise très excitante. Ses deux petites fesses rondes nues se sont échappées de la couette et trônent avec arrogance au milieu du lit. Toutes blanches, toutes douces, toutes détendues elles s’écrasent avec sensualité dans l’ombre de la cambrure de son dos. Ses jambes tendues et presque raides dessinent le fuseau de ce corps que j’aime tant jusqu’à sa chevelure éparpillée avec sauvagerie sur l’oreiller blanc. Seul le lent mouvement ondulatoire de sa respiration dévoile-t’il avec grâce un peu de ses petits seins fermes qui font tout le frisson de ma passion pour elle … Une reine de beauté, ma reine de beauté ….

Elle était beaucoup moins sexy cet après-midi dans l’étable de Monsieur Antoine !

Tout de monde sait de mes amis que je regrette de n’avoir jamais pu traire une vache. Oh j’imagine bien toutes les moqueries et colibets qu’entraine cette frustation mais sans doute curieux de ce geste ancestral qui marie le geste original de la mère avec cette palpation que j’imagine sensuelle, peut-être aussi soucieux de guérir une peur panique des vaches ( !), j’ai toujours souhaité tenter l’expérience. Mais en partant de l’hôtel ce matin, décidés à visiter cette campagne profonde du Cantal, nous n’imaginions pas devenir de vrais gardiens de troupeau !


Dans le centre de la France, dès que le soleil décide de faire un effort, la chaleur est vite accablante et l’air aussi rare que chaud. Main dans la main, les godillots au même rythme, et la maxi Vittel dans le sac à dos, nous marchions d’un bon pas à la recherche d’une chapelle qu’un habitante hors d’âge nous avait recommandé lors d’une conversation épique près de la fontaine du village. Comme d’habitude ma Princesse avant voulu prendre « contact avec la population locale » comme elle dit et la vieille dame lui avait sauté dans l’œil avec son tablier en tergal à carreaux son parapluie en guise d’ombrelle et ses chaussures de scouts ! Respectant leur nouvelle complicité je les avais laissé se raconter leurs histoires, dialogue de sourd puisque notre autochtone n’entendait absolument rien !! Mais douce et  respectueuse comme sait l’être ma petite chérie, elles avaient su trouver un mode de communication à base de cris et de signes …


Ca pue la sueur ! depuis vingt minutes déjà la bouteille de Vittel n’était que cadavre vide … Nous étions desséchés et crevés. L’allure guillerette la main dans la main était devenue une marche pénible où l’un soutenait l’autre dans de longs soupirs chauds. C’est là que nous sommes tombés sur cette petite cabane en bois, un peu brinquebalante mais à l’aspect sain et surtout pouvant nous prodiguer l’ombre dont nous avions besoin. Pour ma Princesse chaque cabane a un potentiel érotique important et ces endroits secrets sont toujours prétextes à des jeux cachés mais beaucoup moins secrets … Une botte de paille, quelques outils, une fenêtre cassée laissant passé un filet d’air tiède, une veste en peau de bête et une longue corde … Nous sommes tombés d’un même élan dans la paille et quasi instantanément endormis …


Une frimousse noire et blanche me dévisageait. Il n’aboyait pas, ne faisait pas de bruit. Il était assis au pied de la paille et observait avec curiosité ces drôles d’animaux. Ma Douce ronflait doucement et régulièrement. Je sortis doucement derrière le Border Collie sous le soleil de plomb. Le berger, la soixantaine, la tète cachée par un bob en peau, la peau aussi ridée que celle d’un sharpei, le regard noir et profond et enfoncé dans une salopette coluchienne m’attendait assis sur le banc en bois. Après lui avoir raconté notre balade et remercié de son hospitalité imprévue il se mit à me raconter dans un accent guttural des plus « couleurs locales » sa vie de berger des basses montagnes… De longues minutes avant que l’Amour de ma vie ne se réveille ….


Elle a toujours adoré les chiens, à en paraître un peu gâteuse parfois ! Je ne suis pas sur que ces bestioles comprennent tout ce que tu leur dis tu sais ?... Mais Rino a tout de suite découvert la partenaire idéale et leurs jeux de cabriole, leurs cavalcades, leurs bagarres les ont liés au point que Monsieur Antoine a du hausser le ton pour faire rentrer son compagnon dans le droit chemin !


Passionné il l’était et sa façon de raconter et d’expliquer simplement envoutante. Ainsi il appris à la nouvelle bergère à diriger le chien pour rassembler les moutons et les ramener vers la petite cabane. Un jeu de signes et un sifflet étaient suffisants pour lui faire comprendre ce qu’il attendait de lui. Ma Princesse doit avoir du sang de biquette ! Elle a tout de suite pigé et à très vite remplacé Mr Antoine à la manœuvre, trop content de pouvoir bruler une autre Gitane maïs tranquille et surtout si attendri par cette petite bonne femme toute en grâce et en féminité diriger Rino avec une véritable efficacité. Elle est trop géniale ma bergère ! La pression de mon amour pour elle était telle que j’avais l’impression que tout mon ventre, mon cœur, mes tripes allaient exploser …. Je l’adore !!


Un concert de bêlements tapissait le silence de la campagne. Le troupeau broutait tout autour de la cabane. Rino épuisé se reposait sur les genoux de la fermière trop fière pour ne pas en rajouter un peu !! Visiblement Mr Antoine préparait la traite avec une collection de seaux métalliques cabossés. Il nous avait déjà expliqué plusieurs fois la fabrication de son fromage, sans doute pas très aux normes bruxelloises mais certainement 100% bio !
« Ah ben dis, que la Gamine là, que tu vas nous la traire la biquette, hein ? » Je m’apprêtais avec insolence à un grand moment de « Martine à la bergerie » …


Il a déjà fallu attraper la biquette peu habituée à ces gens des villes qui ne savent même pas comment les tenir ! Nous devions être ridicules tous les deux à courir en poussant des grognements sauvages comme en plein far-west ! Même Rino avait une moue moqueuse ! La loi des hommes eu raison malgré tout assez vite de la situation et la biquette était à son poste. Mr Antoine plaça le seau, pris les tétines à pleines mains et commença dans un mouvement calme et sûr à faire gicler le lait de façon très sonore et très précise. Ca avait l’air très simple.

Mais ma Princesse, coquine ou maline, préféra que ce soit moi qui commence l’apprentissage. Ma fierté de mâle est en jeu, pas de reculade possible …

Je pense que la biquette ne m’aimait pas ! Accroupi devant les pis j’avais positionné le seau bien sous son ventre et m’apprêtais à saisir les mamelons … Soit elle était chatouilleuse soit je suis trop sensuel dans la prise !! Elle part affolée en brayant sautant dans tous les sens, je tombe sur le seau dans un bruit épouvantable et sous les récriminations de Mr Antoine un peu agacé. Deuxième essai : cette fois-ci je prends les « manettes » avec franchise et détermination et commence à essayer le mouvement de la traite. Il ne suffit pas de tirer dessus, il y a toute une gestuelle !! Alors évidemment rien de coule. Mr Antoine distille quelques conseils et le précieux breuvage commence à gicler … sur mes chaussures !! Inutile de dire dans quel état de rire est ma compagne : elle pleure allongée dans la botte de paille, elle hoquette quelques mots incompréhensibles, et se retord d’un spasme de rires …

Et ce n’est qu’un biquette ??? je n’ose imaginer le spectacle avec une vache… Il me faudra au moins vingt minutes pour dompter la bête et pouvoir apporter à notre hôte un seau à moitié plein ….

Allez à toi maintenant ! Et c’est ça le plus énervant ! Croyez-vous qu’elle ait peiné ? Que le seau soit tombé ? que la biquette ait rebiffé ? RIEN ! Ma petite fermière pris les « choses en mains »  avec une dextérité et une expérience qui m’a laissé pantois. Avec douceur elle a procédé à toute la traite pour le plu grand plaisir du vieux bonhomme trop content d’échapper ce soir encore à sa corvée … Heureusement elle ‘na pas réussi à boire le lait ! mais moi OUI ! Quand même je suis un homme !.... Son homme ….

Mr Antoine nous a abandonné peu avant le coucher du soleil. Rino est resté un peu plus longtemps pour jouer avec sa nouvelle copine….

Et quand la lune a remplacé le soleil, nous nous sommes enlacés devant ce spectacle de la campagne qui s’endort ….
En partant Mr Antoine nous avait gratifié, avec un clignement d’œil et un sourire compromis,  d’un « bon je vous laisse la cabane les amoureux », comme s’il n’était dupe ni de notre tendresse ni de notre envie de gouter dans la paille aux plaisirs des jeux de la nature….
 

Le silence de la nuit tombante sera juste déchiré de nos cris ….


Mon Dieu comme je l’aime ma Fermière …

 

B comme ... Bambins ?

A la sonnerie de ton i-Phone, d’un bond, tu t’es échappée de mes bras tentaculaires. Pas de petit câlin doux et tendre ce matin, tu as rendez-vous avec une nouvelle expérience et ton excitation remplacera ta mutinerie habituelle …

 

 

L’idée saugrenue avait germé lors de notre dernière virée à Paris où nous étions montés voir son frère. Visite des quartiers « chauds », sans doute à la chasse aux impressions interdites ou simplement inconnues … St Denis, Belleville, le Marais, les Halles … 

C’est là que nous avions rencontré Hugo ! 

 

Sur sa carte de visite, en guise de vocation, il avait fièrement apposé en lettres grasses un « dessinateur de mode » et se targuait d’être la star montante pour tous nos petits bambins. Sa boutique tenait plus d’un souk que d’un somptuaire dédié aux religieux exercices d’aiguilles et de dentelles mais elle fleurait bon l’impertinence des couleurs et la tendresse de ces minis-tenues croquignolesques. Le personnage en lui-même portait vitrine tant il dépareillait avec son large pantalon tout fait de carrés de couleurs cousus pêle-mêle et sa chemise-clown aux boutons démesurément grossis ! Ajouter à ce portrait un accent canadien à découper un érable d’un phrase roucoulée et vous trouvez pourquoi ma Princesse avait craqué : à la troisième pinte l’affaire était faite ! …

 

Ma 309-Colombo est chargée jusqu’aux galeries de cartons et de bâches. Comme une vieille mule revêche elle grogne de devoir transporter tout ce fardas jusqu’au marché d’Auray mais se laisse dompter par la détermination excitée de ma marchande de rêves drapée dans une tenue sortie de l’imagination débridée d’Hugo : sandwichée entre deux grand carrés rouge et jaune, sanglée d’une ceinture verte, affublée d’un bonnet phrygien à grelots, elle ne peut pas passer inaperçue ! Barrée de son sourire bambin et maquillée d’une indéfectible bonne humeur elle est complètement géniale !  

Je l’adore ma Boubou !...

 

Le placier est un homme bourru à la carrure de catcheur et à la dentition n’incitant pas à la négociation !... D’un ton sec et réclamant son dû il nous installe près de l’église entre un marchand de crêpes dont les galettoires chargent de sarrasin le vent frais du matin et un vendeur de saucissons à l’accent méridional aussi fort que son haleine ! Sitôt, ma star de la fripe déballe tréteaux parasols bâches portants caisses peluches et miroir de la berline dont la ligne de flottaison fait enfin un bond salutaire pour ses amortisseurs. Comme une tornade elle bouscule ce petit recoin en une vraie bonbonnière pétillante de couleurs et de textures, chantant avec un sens de la mélodie très personnel une ritournelle de Goldmann, enfin il me semble… Mon lutin illumine son stand de toutes ses tenues chaudes avec un vrai talent de peintre et parsème ses présentoirs de nippes à faire craquer toutes les grands-mères gaga, toutes les mères trop affectives et tous les pères trop sentimentaux ! Elle est trop mignonne ma Princesse … Même les premières crêpes ont brulé !...

 

Évidemment je ne sers à rien ! Comme un trop vieil épagneul vautré à ses pieds, j’admire ma « maitresse » avec ce regard attendri et amoureux que personne ne remarquera. Comme un kouign-amann devant une troupe de bretons, le stand d’Hugo attire une foule bigarrée et bruyante de toutes les facettes : âges, genres, accents, conditions se mêlent en un joyeux jeu de jambes et symphonie d’exclamations attendries. Ma Boubou exulte de plaisir et son rire carillonne sur toute la place. Un conseil par ici, un sourire de confirmation par là, un prix annoncé comme une victoire tout devant, une autre taille à la main, l’œil sur la caisse en fer qui regorge de billets de vingt euros … « J’ai d’autres tailles » « vingt euros madame » « il est trop mignon comme ça votre petit bonhomme » « oui oui essayez madame »  « il est génial le pantalon non ? » « faites vous plaisir prenez-en deux » « non juste aujourd’hui monsieur » « oui la jupette je l’ai en rose aussi » « et trente qui font cinquante merci bien » … Ma Princesse éclate de charme et de ce bonheur contagieux qui irradie ceux qui comme moi ont la chance de croiser sa vie…

 

Ses études de master ne lui sont d‘aucune aide pour compter ses liasses fourrées n’importe comment dans la boite en fer. Son doux visage s’est fermé, une ride de concentration lui souligne le haut du nez, ses lèvres comptent tout fort le montant de ses efforts, ses doigts brassent avec délectation les billets comme le ferait un pilleur de banque, son regard surveille avec vigilance les alentours. Silencieusement je me suis approché d’elle, je sens qu’elle l’a senti sans le voir, elle sait toute la fierté que j’ai pour ce petit bout de femme qui a réussi ce pari fou lancé un jour dans la capitale. Effrontément elle a accoutré ces petits bouts de choux, sucreries d’affection, elle a allumé ces étincelles dans les yeux des parents soudains ravagés du plaisir de découvrir combien leurs petits sont fruits de leur amour dans ces tenues… 

4 300 euros dans la caisse ! Elle est pas géniale ma minette ?...

 

Le bonnet traine dans le camion-crêpes, ses cheveux revenus à la liberté ont repris une tenue sauvage, l’heure est à la remballe comme ils disent ! Galettes et saucissons nous épargnent les incessants et insolents commentaires de ma Princesse sur sa réussite et nous offrent un peu de calme ! Son appétit est à la hauteur de son égo, je l'adore...,  et elle finira les restes de nos voisins de marché ravis de la folle matinée réalisée catalysée par son succès.

 

Je charge ma mule Peugeot des miroir, peluches, caisses, portants, bâches, parasols, tréteaux sous le regard de ma patronne assise sur le bord du trottoir, les bras ballants, l’énergie en berne, les yeux éteints derrière un léger brouillard de nicotine. Le galop de son succès a essoufflé son entrain et elle s’abandonne avec douceur à mon emprise amoureuse. Elle quittera le théâtre de ses exploits avec la peine d’un enfant que l’on prive d’un dernier tour de manège mais sans assez de force pour résister à mes bras…

 

… Les effluves du diffuseur d’huiles essentielles parfument tout l’appartement. Quelques notes d’une balade de jazz balancent doucement le temps. Ma chérie chantonne dans son bain brulant, apaisée et revigorée de cette oasis de plaisir et de calme... Je suis assis sur le rebord de la petite baignoire, imprudemment peut-être…, et je savoure béat l’innocence de ce spectacle. La mousse cache à peine les formes sensuelles de son corps et je devine sa peau souple, son ventre secret, ses cuisses musclées, ses gourmandes fesses rondes, ses seins coquins et excitants, les cachettes secrètes de ce cocon de plaisirs…
Sa tête repose sur le petit cœur rouge que je lui ai apporté, elle me fixe si amoureusement que je me sens fondre dans une infinie tendresse … dans un bonheur si parfait que ....
je ne sentirai pas la chaleur de l’eau du bain en y tombant …

 

Aujourd'hui encore ... je vais aimer ma Princesse … ma Star …

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu