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05/08/2011

É comme .. Aliéné ….

Le réveil va sonner dans dix minutes… Comme tous les matins je me réveille avant la chanson de Mylène. Premier réflexe vérifier si ma Princesse m’a laissé un mot pendant la nuit. J’ai encore rêvé d’elle cette nuit, mon ventre me lacère douloureusement de mes angoisses. Je l’imagine se réveiller doucement, se contorsionner, grommeler doucement sur l’injustice des heures matinales, et se trainer jusqu’à la douche… Je souris d’affection.


Une petite claque sur la joue, pas encore trop mal le Doune. Un coup de rasoir, le shampoing au pamplemousse, l’eau chaude ouvre à une nouvelle journée « avec elle ». Choisir les vêtements du jour, ceux qu’elle aimera que je porte aujourd’hui : ceux qui m’iront comme à un vieux moche rabajoie quand je dois rencontrer quelqu’un vers qui elle pourrait (inutilement) nourrir des craintes, le best-off quand peut-être je pourrai lui envoyer ne serait-ce qu’une photo … Le joli caleçon qu’elle m’a offert, joli petit cul elle disait… je lui souris…


Tu sais que tu ne m’as jamais remplacé ma cafetière cassée ! Avec un échafaudage de cuillère en bois et de poivrière aux cinq baies j’arrive à produire ce café noir indispensable à mon retour complet au réel. Elle le savait lorsque nous partagions nos petits-dej et attendait avec douceur le moment où la caféine allait arriver au cerveau avant de demander une tranche de pain carré. Toast et le sacro-saint St Hubert. Je me demande si elle en prend toujours le matin… Je souris de complicité…


Aussitôt après foncer sur Internet. Vérifier si elle a changé sa photo de Facebook. Si c’est le cas imaginer les circonstances, le moment, le lieu et les « fréquentations »… Ca fait toujours mal. Naviguer sur la webcam de son lieu de travail et de vie, être content de voir qu’elle aura du soleil mais mal d’imaginer qu’elle sera sur la plage avec tous ces jeunes beaux et séduisants que je hais du plus profond de moi… Je voudrais tuer… Regarder encore et encore nos photos… Je lui souris d’un amour incroyablement possessif …


Formation sur Lorient ce matin. Pendant une heure j’ai hésite à lui faire un sms, repassé deux millions de fois dans ma tête les mots qui ne la dérangeront pas, ne la brusqueront pas, ne la mettrons pas en colère contre moi, une angoisse lourde … « Bonne journée Princesse ». Je me dis qu’elle saura au moins que je suis bien rentré cette nuit (à deux heures). Et maintenant je vais espérer un « toi aussi » ou plus fou un « bonne journée Doune »… mon ventre me tord… Sans retour. J’arrive chez mon client, je ne souris pas, je suis triste…


La programmation me permet habituellement de m’évader dans d’autres horizons où la logique mange au réel toutes les assises de la réalité. Pas ce matin… Je me sens brouillon et flou. Pendant les pauses que je laisse à mon stagiaire pour ne pas lui faire subir une pression anti-productive, je pars l’imaginer dans son bureau jongler avec ses téléphones, ses plannings, diriger, commander, faire des emails directifs… et voler quelques secondes le temps de regarder la mer des cotes du sud-ouest par la fenêtre de son bureau de ministre. Peut-être a-t-elle pensé à moi… Nouveau coup de couteau… « vous oubliez la définition des variables ! »


Le moment du déjeuner est toujours un exercice commercial difficile. Il faut écouter, relancer, s’intéresser, encourager, les gens adorent parler d’eux. J’aime bien écouter leurs histoires. Les fils de nos vies se croisent (ça me rappelle un autre texte …). J’essaye de m’intéresser pour arrêter de penser à elle un instant, pour reprendre mon souffle. Carottes, poisson pané frites, tarte aux fraises. Envie de pleurer …

Un petit tour par le port. Navette vers Port-Louis, notre paquebot, celui des virées maritimes ou seule la tendresse et une insensible complicité de plaisirs simples nous unissaient face au monde, des souvenirs me remontent à la gorge, j’ai envie de vomir. 


Les boucles, les fonctions conditionnelles, le passage de variables dans les fonctions et les procédures. Il tousse beaucoup, je me demande s’il n’est pas malade. Pendant une pause … je me précipite sur Internet, voir sa photo sur Facebook, elle porte le jean que je n’aime pas… je respire son souvenir, j’ai mal… Plus moyen de se re-concentrer cet après-midi, je sens comme un grand vide en moi, un vide qui se comblera lorsque je quitterai ce lieu et que je me précipiterai vers elle dehors, que je lui sautera dans les bras, quand je rirai dans ses yeux, quand je pleurerai dans ses mains, quand je l’entrainerai dans une pirouette de bonheur, elle sourira, je craquerai encore, je lui dirai que je l’aime, elle m’embrassera … Je souris sans desserrer les lèvres de peur de crier … je perds pied …


Sur la route du retour je guetterai mon téléphone sur lequel elle trône dans cette nouvelle photo du jour. Chaque matin je la choisis avec précision en fonction de mes envies, de mon image de ma Princesse et elle m’accompagne toute la journée comme un horoscope que l’on a peur de lire mais qui peut apporter le bonheur comme la tristesse. Aujourd’hui elle a sa petite frimousse d’Arradon, son petit bonnet blanc à visière, son écharpe bariolée, son manteau sombre. Elle a le sourire de cette femme tranquillement heureuse. Elle est belle, si belle.


Toujours compliqué de rentrer ma voiture de sport dans le garage ! Elle est propre je suis passé au rouleau avant d’arriver. Je me suis surpris à imaginer qu’elle était restée à l’intérieur et que l’une des vitres ne fermait pas trop bien, qu’elle était arrosée, qu’elle se débattait à l’intérieur en poussant des invectives contre moi, qu’à la fin du cycle des brosses bleues  elle ressortait furibarde et bien décidée à ma faire payer à coups de brutalités délicieusement furieuses son humiliation à défaut de son shampoing !! Je ris tout doucement devant le grand-père qui attend son tour avec sa Clio noire …


Diner d’une soupe et d’un yaourt-pamplemousse spécialité maison ! Ma Princesse ne serait pas contente que tu ne mange pas mieux Doune ! Une visite à mes parents trop soucieux de ma santé et trop violemment discret sur mon dernier weekend… Un whisky pour supporter, quelques chips, et écrire pour dire … en espérant que tu liras … et que tu comprendras combien je t’aime… Je souris avec charme et timidité …


Un email de mon ex pour dire qu’elle est enfin heureuse, et qu’elle me remercie de l’avoir libérée .. Un email de mon copain déjà sur la piste d’une directrice marketing… Un sms de ma fille chérie pour me dire qu’elle a trouvé son stage… Rien de mon fils.

Personne à qui me confier, je voudrais lui parler, lui dire, me faire consoler…

Un vide effroyable, un gouffre de solitude, un besoin vital d’aimer ce petit être qui est devenu toute ma vie, une volonté de vivre pour lui offrir des rêves fous, une exigence de trouver enfin avec elle une paix une liberté une sérénité un équilibre ….


Ce soir en me couchant je fermerai les yeux sur le petit cœur rouge que tu avais découpé avec nos photos. Je te chanterai les paroles de cette chanson de Patricia Kaas qui ornent mon blog comme on chante un psaume en essayant de croire que celui qui là haut régit nos passions regardera notre couple et trouvera le moyen de nous réunir … pour le meilleur et pour toujours …


 

Ma Princesse comme je t’aime … 

Donnons-nous une nouvelle chance de vivre libre ... ensemble... 

Prends ma main ...


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