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05/08/2011

E comme ... embruns ?

Oh comme elle est belle et attendrissante ma Princesse dans son maillot rayé et son pantalon de coton bleu marine ! un vrai petit matelot du cœur …


Nous attendons bien sages le bateau qui va nous emporter pour le weekend sur Ouessant. Collés dans les bras l’un de l’autre pour ne pas  sentir le vent, nous rèvons à des deux jours de Robinson : la canadienne, le réchaud, les grosses chaussures, tout est là, même la boite de raviolis !


Mais nos esprits errent encore sur notre dernière virée sur notre paradis : l’ile de Groix. Le vent d’Ouest avait levé un petit clapot et le soleil dardait de ses rayons nos mines palottes. Dès la sortie de la passe, les vagues avaient commencé a arrosé de leurs embruns les passagers et ma Princesse s’était accolée à moi, fière, droite, la tête haute, un ardent sourire lui barrant le visage rosi par le vent. Elle était impériale ! comme pour défier les éléments, menacer tout ce qui pourrait toucher son Doune chéri, elle luttait contre le vent et les paquets d’eau qui fouettait à chaque roulis. Somptueuse, galvanisée de plaisir, excitée de bonheur, cette traversée restera dans nos esprits comme un moment de communion d’une intensité absolument hors du normal ….


Et oh, réveil, c’est l’embarquement !! La mer est assez formée et le soleil peine à nous priver de quelques frissons… Et dès le départ la danse de sin gui de notre « paquebot » précipite certains passagers au-dessus des francs-bords ! je me demande si je l’aimerais assez pour lui tenir le petit sac en papier prévu pour récolter les quelques restes de sa demi-baguette de ce matin prédigérés … Bien au contraire, elle court partout ! monte, descend, remonte, et va même jusqu’à faire du charme au vieux capitaine qui pourtant en a vu d’autres pour rentrer dans la cabine de pilotage ! Manquerait plus qu’il lui confie la barre tant qu’on y est !! En fait c’est moi qui ai l’estomac un peu … grimaçant !


La première mission est de trouver le coin idéal pour planter la tente : sans moustique, vue sur mer, plat et sec, calme et surtout sans ces moutons noirs qui ont la réputation de tout dévorer : je ne voudrais pas exposer au petit matin les rondeurs de mon anatomie à la vue des marcheurs sous prétexte qu’une de ces bestioles aurait dévoré nos fils de tente ! Ne parlons pas de l’opération montage, pire qu’un meuble IKEA ! il ne reste pas de vis mais il manque des sardines. Tant pis. Ma Princesse improvise un petit café sur le réchaud pour l’essayer et elle brille encore d’ingéniosité et de talent… Elle est géniale ma meuf !


Deuxième opération : chercher la plage de nos rêves. Vaillamment nous voilà partis sur le petit sentier de la corniche. On nous prendrait vraiment pour des spécialistes des GR avec nos godillots de marcheurs et notre entrain. Ma compagne chante une petite chanson scout et je la sens détendue et apaisée. Ses mèches de cheveux volent dans tous les sens et je la soupçonne de le savoir mais de le faire exprès tant elle sait que j’adore son coté polisson et sauvage … La coquine ! Les petits moutons viennent lui renifler les mains et elle joue encore les Bardot attendrie devant ces boules de poil. Elle va nous rapporter des bêtes dans la tente à ce rythme !


Au creux de grands rochers de granit, elle se découvre furtivement aux yeux des passants. Son sable doré est si brillant qu’il oblige à froncer les yeux. Les vagues viennent avec une infinie délicatesse lécher les premiers galets ronds. Aucune trace de pas n’a écorché ce havre de paix et seuls deux petits oiseaux furètent à la recherche de pitence en se frottant l’un contre l’autre. Si le paradis existe il doit avoir cette couleur. Ma main cherche celle de ma Princesse, elle aussi ressent cette brusque montée de quiétude et de bonheur. D’un geste lent et mesuré, elle cherche mes lèvres et dans un long et langoureux baiser ponctue notre arrivée dans notre petit nid d’amoureux


Pour qui a déjà quelques poignées déjà plus que naissantes, et même si on les dit d’amour, le maillot de bain reste une épreuve. En plus je suis court sur pattes et long de tronc, aussi le caleçon de bain a tendance à me transformer en simpson de bain et j’ai toujours peur que ma sirène ne me trouve plus à son gout … Parce que justement la sirène elle ! Les dieux de la plastique s’en sont donné à cœur joie : une silhouette racée, des petits seins pointus et irrésistiblement sensuels (oui j’adore …), un ventre plat et musclé, des cuisses prometteuses et au galbe troublant, des petites fesses toutes en rondeurs, un dos de surfeuse et une frimousse de coquine : elle me fait craquer tous les jours cette pin-up. Mais attends moi, elle est déjà dans l’eau.


L’ile est loin de tout, balayée par les courants du large. La température de l’eau en est la plus parfaire illustration : glacée ! Nous sommes loin de notre guérite. Les deux blocs de glace qui me remplacent les pieds peinent à franchir les premiers mètres et lorsque le point crucial du nombril attend le niveau de l’eau, c’est dans un cri de douleur et de défi que je me jette dans le bleu immaculé. Mon poisson d ‘amour frime avec ses mouvement de crawl insensible à la température ! il faudra que je regarde de plus près si elle n’a pas un petit peu de gras pour se protéger … Les premières douleurs passées, l’heure est au jeu : de vrais gamins ! elle essaye de me noyer, j’essaye de lui retirer son maillot, elle tente de grimper sur mes épaules pour échapper au bouquet de goémons que je lui ai préparé, elle glisse un bisou, je la rattrape, elle m’enlace, nous nous aimons …. Mais pas trop longtemps, ça caille !!....


Quel bonheur de se prélasser au soleil, seuls au monde, perdus sur une plage du bout du monde, sans téléphone, sans internet et… sans moutons ! Nous passons l’après-midi à jouer, parler, rèver, rire, se bagarrer, délirer, chanter, dormir, s’embrasser, s’aimer quoi …. La vie est belle avec ma princesse … Elle rayonne d’un bonheur qui force le plaisir, elle habite la plage comme une couleur sur une aquerelle, avec une fraicheur et une innocence divine …. Je crois que je suis amoureux à fond …


Mais il faut aussi rentrer. Le diner ne va pas se préparer tout seul ! En espérant que ces hotes bêlant n’ont pas mis à mal notre installation ….

mais ce sera une autre histoire ………


Prépare toi ma Princesse, la « paquebot » appareille ……………

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