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05/08/2011

M comme ... ta Main ?

A effeuiller sur fond de « Schindler's List » de John Williams, je l'ai écrit sur ces notes...

Le rouge de mon cœur dégueule mon besoin d’Elle.

Perfusé de ses messages du jour il arythmise dans un concert d’avertisseurs sonores. Les courbes des oscilloscopes hérissent les signes vitaux d’une survie. Le goutte-à-goutte de ma passion irrémédiable injecte les doses d’espoir nécessaire au maintien en vie par ce cathétère tortionnaire planté droit dans mes veines affectives. L’anémie des songes terrasse les derniers instants d’un réel de violence et m'emporte vers un coma salvateur, bien au-delà des limites d’un possible connu.

Dans ce monde aux contours et détours indéfinis, loin des sentiers connus d’un temps qui n’existe plus, libéré des chaines d’un convenable, virevoltant dans un espace de rêves noyés d'irréalité, je m’abandonne à d’autres forces… Excisé des plaisirs d’un présent, envouté des torpeurs de phantasmes amoureux, et dépecé de cette décente couche de retenue pudibonde, je flotte dans cette douce torpeur au visage de ma Princesse …

 

Le bleu de ma tendresse caresse les charmes de sa légèreté …

Les quelques centimètres qui nous séparent noient le désert de notre distance. Appuyée sur le chambranle de la cuisine mon petit Ange hurle de ses yeux vacillants un appel à l’aide à travers tout ce temps d’indifférence qui nous a détruits. Ses traits dessinent cette petite moue de tendresse que l’on aurait envie de prendre dans ses mains pour envelopper de caresses délicates et rassurantes. Silencieuse, attentive, suppliante…

Drapée dans une tenue de matelot, elle défie les lois de la sensualité par de simples postures. Sa poitrine rayée trahit son impatience et tressaille subtilement, ses petits seins jouent de mes regards furtifs pour attiser mon envie d’elle. La rondeur voluptueuse de son ventre caresse nos envies de maternité partagée au-delà des simples éclats de sexualité. Elle se tient droite sur ses jambes fuselées dans ce jeans qu’elle sait éveiller souvenirs et désirs en moi, dans une pose légèrement écartées dont l’indécence relative trahit l’innocence de pudibonderie si affolante.

La tête coquinement penchée sur le côté, un léger sourire arraché à ces lèvres trop sèches de ne pas avoir embrassé, une ride gracile griffant le haut de son nez dans un rictus de concentration, elle me regarde … amoureusement …

Elle est belle

 

Le noir du doute emprisonnera mes dernières retenues…

Les mains vissées dans le dos pour ne pas lui arracher une étreinte folle et violente, le corps collé au mur comme acculé au dernier rempart de ma peur de lui avouer, les entrailles que les spasmes violents lacèrent férocement par vagues meurtrières, les pupilles congestionnées d’une overdose de désirs et d’espoirs inavouables, je me tiens pantois devant ma Princesse.

L’avidité congestive de mes neurones déglutit à peine ces moments de doute de ce matin, le choix de ces tenues sélectionnées avec tant de soin pour leur force à lui éveiller nos souvenirs et mes volontés de douceurs.

 

Le jaune de ma flamme embrasera ses dernières résistances...

Ses doigts cherchent dans l’espace qui nous sépare le chemin de ma complicité. Irisés d’une tendresse retenue ses yeux s’accrochent à mon regard éperdu. Aucun sourire ne décroche la gravité de l’instant et seul le mouvement plus court de son souffle souligne cette virgule du temps. Silence lourd de sens …

Ma main tisse vers elle ces liens invisibles. Nos peaux se touchent… timides, prudentes, attentives, électriques… Nos doigts se chevauchent, se cherchent, se construisent avec tendresse dans de lentes vagues de plaisirs éphémères. Ils trahissent la combustion de nos cœurs soudain baignés dans une même réaction affective. Nos yeux se ferment comme pour enfermer ce moment dans un absolu inaltérable. Nos mains se lient définitivement, le temps fait une pause, le chant d’amour d’un violon écorché d’une douleur de plaisir résonne dans nos têtes et nous saoule d’une puissance vague de tendresse que nous savons tous les deux irrémédiable…

J’attire naturellement son corps contre moi, elle ne résiste pas. Les regards clos, nous reprenons possession de ces vertiges de nos corps, de nos odeurs rassurantes, de nos souffles de vie de nouveau mêlés, de cette nuée de bien-être qui lie nos deux âmes dans une même invraisemblance, de notre amour à peine défloré par le temps. Immobiles, collés, délicieusement abandonnés à l’anxiété de vivre Deux, nous écoutons le présent qui nous dépose ce moment de grâce et de béatitude, dans des vapeurs envoutantes de paix et de sérénité infinies …

 

Le vert de nos lendemains éclairera d’un souffle d’espoir notre réveil …

Ma Princesse est endormie nue sur mon torse encore suant de nos ébats. Sans un mot sans un son sans une lumière nos corps se sont retrouvés et ont marqué d’un sceau d’inévitable la fusion de nos épidermes réconciliés. Nos mains ont retrouvé avec évidence le chemin de nos plaisirs et nos lèvres ponctué nos fusions de tendresse et d’avidité. Sur l’autel de notre amour le temps s’est sacrifié pour se faire oublier, comme pour se faire pardonner, et nous offrir une eucharistie de passion.

Infiniment … 

 

Prends ma main ...

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