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07/08/2011

O comme ... Orgues ?

Ce matin, les orgues de l’église d’Auray ont mêlé leurs sonorités triomphantes à celles de l’orchestre Paul Kuentz pour quelques envolées sur les partitions de Georg-Friedrich Haëndel. Moments de plaisir où l’esprit s’envole dans des rêves éveillés …

Putain que je t'aime ...

bordeaux gareGare de Bordeaux. Je suis en avance sur le train de 21h40. Une foule bigarrée et bruyante descend des TGV bondés. Mon téléphone a vibré plusieurs fois, égrenant le temps qui passe de sms qui creusent l’abyssale angoisse de la revoir… Déjà trois semaines que je ne l’ai pas serré dans mes bras, ce baiser échangé sur le quai du tramway, cette étreinte infiniment tendre contre le mur blanc de cet appartement devenu notre cocon, ces mots d’amoureux  éclaboussés, ces caresses sensuelles volées au petit matin, ces traces de notre complicité dans lesquelles nos pas se sont retrouvés, ces regards décharnés de ce plaisir que l’on croyait perdu, ces effleurements à peine déguisés… Et puis tout ce temps, blanc, noir parfois, vide, démentiellement vide, suspendu, inhumain, à l’attendre … 

Le haut-parleur sonne la délivrance prochaine en grésillant l’arrivée de son train. Voiture 17. Mes yeux s’accrochent aux portières pour déceler sa silhouette. Je bouscule, je m’excuse, je me faufile, je l’attends… Mon cœur prend cents pulsations supplémentaires… Je fouille affolé cette masse grouillante… Elle est là-bas, je me précipite en me retenant, je souris pour cacher mon angoisse, je fais un signe timide et maladroit de la main, je m’approche … Elle est si belle ! Avec ses lunettes noires et son bronzage de vacances elle joue les stars : un tee-shirt rayé type petit breton cache poliment sa poitrine, un short blanc lui dessine des jambes fuselées et aphrodisiaques, les cheveux en fouillis ordonné la rendent sauvage, et ce sourire enjôleur, ce sourire !! Je fonds dans son regard, je cherche le droit de l’écraser dans mes bras, de la dévorer de baisers, de lui crier que je l’aime, de lui faire l’amour à même le quai,
je deviens fou de ma Princesse…

Putain que je l'aime !

 

Elle vient de s’endormir, contre moi, toute pelotonnée entre mes bras protecteurs. Elle est détendue, les traits de son visage apaisés dessine une petite bouille adorable, sa respiration lente et régulière trahit la quiétude de son sommeil.
Sa semaine a été difficile et son stress quotidien a raboté son énergie un peu plus chaque jour. Quel plaisir de l’entendre raconter ses aventures entre deux bouchées trop grosses d’une pizza de chez Ragazzi ! Je ne saurai jamais si cette exubérance de récit est due à l’apéritif trop alcoolisé ou au plaisir de me voir pleurer de rire de ces aventures martinesques au risque de perturber les tables voisines de mon rire de phoque ( !), mais le bonheur se dessine à ces petits riens et je suis heureux…

massage, mains sur toiL’eau brulante d’une douche salvatrice l’a définitivement distancée de son lieu de travail (je déteste cette ville d’Hendaye tant elle m’angoisse et me paralyse d’effroi). Allongée sur le grand lit à peine défait, enfin détendue et sereine, mes mains, parfumées de cette crème trouvée dans le coffret Jules qu’elle m’avait offert,  ont dansé une ode à la délicatesse et à la tendresse sur cette peau douce et bronzée, terrain de jeux d’une incroyable sensualité : la fébrilité de son visage, de son front, de son cou angélique, la puissance de ses épaules de surfeuse, ces bras aux longs muscles finement dessinés, ces cuisses rondes et coquines, ses fesses bombées d’un plaisir qu’elles ne renient pas, ses pieds encore trop sensibles aux chatouilles, ce ventre aphrodisiaque de féminité, ces petits seins provocateurs que je me retiens de dévorer … Non pas de sexe !!

Je la regarde dormir, et putain que je l’aime !

 

cuisiner avec elleUn vrai petit couple ! Nous avons déjà nos habitudes dans ce Carrefour-city. Pate feuilletée, pommes de terre, pommes fruits, haricots verts, viande pour notre diner, Danao, pain brioché carré, jus d’oranges pour demain matin, nous partageons avec une maestria toute conjugale les déambulations dans les linéaires. Il est de ces petits riens qui fondent une intimité et notre retour à l’appartement, main dans la main, le sac des provisions dans celles restées libres nous plonge avec ravissement dans un tableau de Doisneau.

Flanquée d’un tablier de cuisine à la taille aussi grande que ses ambitions culinaires, ma Princesse officie dans un entrain communicatif et chantant. Esclave je me contente d’éplucher les pommes de la tarte et de mettre le couvert sur cette petite table basse du salon. Nul n’a le droit d’empiéter sur le domaine de l’autorité suprême ! Epluchage épépinage coupage rangeage… D’un même regard, nous nous souvenons de ces derniers préparatifs…  il y a déjà… J’avais décroché avec une habileté toute éléphantesque ton soutien-gorge et redonné liberté à ces petits tétons provocants au travers de ton pull moulant. Dans l’excitation du mixeur en plein travail tu avais réclamé le jeu de mes mains avec ces masselottes goulues et gargarisé ton plaisir dans des rires aussi amoureux qu’excitants. Ce soir le jeu se terminera autrement, nos corps privé de trop de plaisirs orgasmiques réclameront leur part de salut…

Je te touche, je te caresse, et putain que je t’aime !

 

bordeaux, nuit romantiqueLe soir éclaire déjà la ville de sa torpeur réconfortante. Tu as déballé tous tes cadeaux (non je ne dévoilerai rien ici jusqu’à ce que …) dans une fièvre gamine et pétillante. Surprise, émue, étonnée, amourachée, reconnaissante, heureuse… Nos corps dansent le même rythme sur ces quais encombrés de touristes romantiques et les couples se défient de leurs regards épris leur supériorité sentimentale. Nos cuisses collées ressentent encore les crampes du dernier corps-à-corps qui nous a fait hurler notre plaisir commun au travers de la fenêtre ouverte arrosant tout le voisinage de notre plénitude sexuelle. Ta petite main s’est cachée dans la poche de mon pantalon et mon bras encercle tes épaules dans une protection attentive. Silencieusement, sans mot dire, nous échangeons ces instants de bonheur infini, au-delà de toute réalité. Seules nos âmes se caressent et jouent de notre intimité pour se chanter des mots d’amour.

Mes yeux s’embuent encore en revoyant ta réaction à ce dernier cadeau : d’abord surprise, étonnée ou incrédule, tu as levé très lentement les yeux vers moi, et illuminée par des yeux brillants de tendresse, d’une voix si douce qu’elle pourrait être caresse, tu m’as enveloppé pour tout un avenir d’un « je t’aime… » chavirant de tendresse et de passion. Je n’ai pas résisté…

Tu es toute ma vie, et putain que je t’aime !

Sans doute n’est-il pas opportun ici de parler de Dieu ou de croyance… même s’il me souvient que dans notre lit nous livrions de concert notre prière à celui qui se dit le Dieu de l’Amour, celui avec un grand A, celui qui transcende les règles de civilisation, de bien-pensance, de morale rétrograde. Et pourtant. Le paradis n’est-il pas dans ces moments en suspension où le temps fait une pause dans nos cœurs pour nous laisser savourer ces instants  d’irréalité et de plénitude ?

heureux, luneCe matin encore, réveillé avant toi, j’attendrai avec impatience ce moment où tu ouvriras les yeux et où dans un regard encore songeur mais déjà amoureux tu me souriras d’un « bonjour mon amour ! » qui bouleversera toute ma journée. Une fleur de paradis…

J’attendrai ta fringale discrète du petit-déjeuner, je t’apporterai ton Danao et ton café chaud qui finiront de te sortir de tes songes, je grillerai tes toasts avant que tu ne les décores de St Hubert régime…, je m’approcherai de toi, entre tes jambes, et tu colleras ta joue sur mon ventre rebondi, tu me diras que tu te sens si bien… Une fleur de paradis…

J’adore quand tu fais la folle sur ton VCub ! Nos mains ne se lâchent pas même au risque de chuter lamentablement sur ces quais que tu dévores habituellement sur son skate. Comme deux amants de films, nous roulons main dans la main, dessinant un pont au-dessus des enfants qui iront rapporter excités à leurs parents que des amoureux les ont dépassé, jouant des barrières et des obstacles comme pour mieux se rapprocher ensuite dans une frayeur feinte et gamine, nouant ce regard de complicité qui éclairera ceux que nous croiserons envieux et attendris… Une fleur de paradis…

Il est tant de ces fleurs le long de notre chemin de vie…

Tu es l’Ange de mon paradis, et putain que je t’aime !
Je voudrais te chanter tout ce que je t’aime
Je voudrais te dessiner tout ce que je t’aime

Je voudrais te cuisiner tout ce que je t’aim

Je voudrais t’offrir tout ce que je t’aime

Mais putain que je t’aime !

 

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