Avertir le modérateur

05/08/2011

Q comme ... Biquettes ?

 

Sa peau sent bon la vanille ! elle est si douce qu’on la penserait de bébé. Le jacuzzi de ce soir nous a décapés de cette sueur collante et mal odorante. Les petites bulles parfumées du bain bouillonnant nous ont agréablement détendu, nous étions si fatigués. Pour dire nous n’avons même pas joué à nous frôler ou à nous chercher avec espièglerie , tout juste de petits bisous calins tous doux … Un bouillon de tendresse quoi !


Ma Princesse est allongée sur le ventre dans une position fort peu sensuelle mais d’une gourmandise très excitante. Ses deux petites fesses rondes nues se sont échappées de la couette et trônent avec arrogance au milieu du lit. Toutes blanches, toutes douces, toutes détendues elles s’écrasent avec sensualité dans l’ombre de la cambrure de son dos. Ses jambes tendues et presque raides dessinent le fuseau de ce corps que j’aime tant jusqu’à sa chevelure éparpillée avec sauvagerie sur l’oreiller blanc. Seul le lent mouvement ondulatoire de sa respiration dévoile-t’il avec grâce un peu de ses petits seins fermes qui font tout le frisson de ma passion pour elle … Une reine de beauté, ma reine de beauté ….

Elle était beaucoup moins sexy cet après-midi dans l’étable de Monsieur Antoine !

Tout de monde sait de mes amis que je regrette de n’avoir jamais pu traire une vache. Oh j’imagine bien toutes les moqueries et colibets qu’entraine cette frustation mais sans doute curieux de ce geste ancestral qui marie le geste original de la mère avec cette palpation que j’imagine sensuelle, peut-être aussi soucieux de guérir une peur panique des vaches ( !), j’ai toujours souhaité tenter l’expérience. Mais en partant de l’hôtel ce matin, décidés à visiter cette campagne profonde du Cantal, nous n’imaginions pas devenir de vrais gardiens de troupeau !


Dans le centre de la France, dès que le soleil décide de faire un effort, la chaleur est vite accablante et l’air aussi rare que chaud. Main dans la main, les godillots au même rythme, et la maxi Vittel dans le sac à dos, nous marchions d’un bon pas à la recherche d’une chapelle qu’un habitante hors d’âge nous avait recommandé lors d’une conversation épique près de la fontaine du village. Comme d’habitude ma Princesse avant voulu prendre « contact avec la population locale » comme elle dit et la vieille dame lui avait sauté dans l’œil avec son tablier en tergal à carreaux son parapluie en guise d’ombrelle et ses chaussures de scouts ! Respectant leur nouvelle complicité je les avais laissé se raconter leurs histoires, dialogue de sourd puisque notre autochtone n’entendait absolument rien !! Mais douce et  respectueuse comme sait l’être ma petite chérie, elles avaient su trouver un mode de communication à base de cris et de signes …


Ca pue la sueur ! depuis vingt minutes déjà la bouteille de Vittel n’était que cadavre vide … Nous étions desséchés et crevés. L’allure guillerette la main dans la main était devenue une marche pénible où l’un soutenait l’autre dans de longs soupirs chauds. C’est là que nous sommes tombés sur cette petite cabane en bois, un peu brinquebalante mais à l’aspect sain et surtout pouvant nous prodiguer l’ombre dont nous avions besoin. Pour ma Princesse chaque cabane a un potentiel érotique important et ces endroits secrets sont toujours prétextes à des jeux cachés mais beaucoup moins secrets … Une botte de paille, quelques outils, une fenêtre cassée laissant passé un filet d’air tiède, une veste en peau de bête et une longue corde … Nous sommes tombés d’un même élan dans la paille et quasi instantanément endormis …


Une frimousse noire et blanche me dévisageait. Il n’aboyait pas, ne faisait pas de bruit. Il était assis au pied de la paille et observait avec curiosité ces drôles d’animaux. Ma Douce ronflait doucement et régulièrement. Je sortis doucement derrière le Border Collie sous le soleil de plomb. Le berger, la soixantaine, la tète cachée par un bob en peau, la peau aussi ridée que celle d’un sharpei, le regard noir et profond et enfoncé dans une salopette coluchienne m’attendait assis sur le banc en bois. Après lui avoir raconté notre balade et remercié de son hospitalité imprévue il se mit à me raconter dans un accent guttural des plus « couleurs locales » sa vie de berger des basses montagnes… De longues minutes avant que l’Amour de ma vie ne se réveille ….


Elle a toujours adoré les chiens, à en paraître un peu gâteuse parfois ! Je ne suis pas sur que ces bestioles comprennent tout ce que tu leur dis tu sais ?... Mais Rino a tout de suite découvert la partenaire idéale et leurs jeux de cabriole, leurs cavalcades, leurs bagarres les ont liés au point que Monsieur Antoine a du hausser le ton pour faire rentrer son compagnon dans le droit chemin !


Passionné il l’était et sa façon de raconter et d’expliquer simplement envoutante. Ainsi il appris à la nouvelle bergère à diriger le chien pour rassembler les moutons et les ramener vers la petite cabane. Un jeu de signes et un sifflet étaient suffisants pour lui faire comprendre ce qu’il attendait de lui. Ma Princesse doit avoir du sang de biquette ! Elle a tout de suite pigé et à très vite remplacé Mr Antoine à la manœuvre, trop content de pouvoir bruler une autre Gitane maïs tranquille et surtout si attendri par cette petite bonne femme toute en grâce et en féminité diriger Rino avec une véritable efficacité. Elle est trop géniale ma bergère ! La pression de mon amour pour elle était telle que j’avais l’impression que tout mon ventre, mon cœur, mes tripes allaient exploser …. Je l’adore !!


Un concert de bêlements tapissait le silence de la campagne. Le troupeau broutait tout autour de la cabane. Rino épuisé se reposait sur les genoux de la fermière trop fière pour ne pas en rajouter un peu !! Visiblement Mr Antoine préparait la traite avec une collection de seaux métalliques cabossés. Il nous avait déjà expliqué plusieurs fois la fabrication de son fromage, sans doute pas très aux normes bruxelloises mais certainement 100% bio !
« Ah ben dis, que la Gamine là, que tu vas nous la traire la biquette, hein ? » Je m’apprêtais avec insolence à un grand moment de « Martine à la bergerie » …


Il a déjà fallu attraper la biquette peu habituée à ces gens des villes qui ne savent même pas comment les tenir ! Nous devions être ridicules tous les deux à courir en poussant des grognements sauvages comme en plein far-west ! Même Rino avait une moue moqueuse ! La loi des hommes eu raison malgré tout assez vite de la situation et la biquette était à son poste. Mr Antoine plaça le seau, pris les tétines à pleines mains et commença dans un mouvement calme et sûr à faire gicler le lait de façon très sonore et très précise. Ca avait l’air très simple.

Mais ma Princesse, coquine ou maline, préféra que ce soit moi qui commence l’apprentissage. Ma fierté de mâle est en jeu, pas de reculade possible …

Je pense que la biquette ne m’aimait pas ! Accroupi devant les pis j’avais positionné le seau bien sous son ventre et m’apprêtais à saisir les mamelons … Soit elle était chatouilleuse soit je suis trop sensuel dans la prise !! Elle part affolée en brayant sautant dans tous les sens, je tombe sur le seau dans un bruit épouvantable et sous les récriminations de Mr Antoine un peu agacé. Deuxième essai : cette fois-ci je prends les « manettes » avec franchise et détermination et commence à essayer le mouvement de la traite. Il ne suffit pas de tirer dessus, il y a toute une gestuelle !! Alors évidemment rien de coule. Mr Antoine distille quelques conseils et le précieux breuvage commence à gicler … sur mes chaussures !! Inutile de dire dans quel état de rire est ma compagne : elle pleure allongée dans la botte de paille, elle hoquette quelques mots incompréhensibles, et se retord d’un spasme de rires …

Et ce n’est qu’un biquette ??? je n’ose imaginer le spectacle avec une vache… Il me faudra au moins vingt minutes pour dompter la bête et pouvoir apporter à notre hôte un seau à moitié plein ….

Allez à toi maintenant ! Et c’est ça le plus énervant ! Croyez-vous qu’elle ait peiné ? Que le seau soit tombé ? que la biquette ait rebiffé ? RIEN ! Ma petite fermière pris les « choses en mains »  avec une dextérité et une expérience qui m’a laissé pantois. Avec douceur elle a procédé à toute la traite pour le plu grand plaisir du vieux bonhomme trop content d’échapper ce soir encore à sa corvée … Heureusement elle ‘na pas réussi à boire le lait ! mais moi OUI ! Quand même je suis un homme !.... Son homme ….

Mr Antoine nous a abandonné peu avant le coucher du soleil. Rino est resté un peu plus longtemps pour jouer avec sa nouvelle copine….

Et quand la lune a remplacé le soleil, nous nous sommes enlacés devant ce spectacle de la campagne qui s’endort ….
En partant Mr Antoine nous avait gratifié, avec un clignement d’œil et un sourire compromis,  d’un « bon je vous laisse la cabane les amoureux », comme s’il n’était dupe ni de notre tendresse ni de notre envie de gouter dans la paille aux plaisirs des jeux de la nature….
 

Le silence de la nuit tombante sera juste déchiré de nos cris ….


Mon Dieu comme je l’aime ma Fermière …

 

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu