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05/08/2011

S comme ... Secours ?

 

Le premier épisode de Dr House n’est pas encore commencé, la bouteille de bourbon sur la table n’est pas entamée, elle dilapiderait les bienfaits de l’heure de footing que j’ai dans les jambes, le temps va être à la douche à la cannelle et à la pommade reconstructrice… 

 

Je rallume mon Sony pour vérifier les nouveaux messages… Tachycardie : il y a le tien…

 

« Je suis tétanisée, mes angoisses reviennent. Put… je suis mal ! »

 

 

Peur de te déranger ou peur de me faire rembarrer…, mes doigts courent affolés sur les touches en mode T9 : « Que se passe-t’il ? Appelle-moi ! ». Le téléphone  ne tarde pas à sonner. Ta voix est sombre et discordante, tu hoquètes tes mots et tu sanglotes ton désespoir, je suis tétanisé devant ta détresse. Je cherche au fond de mon cœur les paroles que tu attends que je te dise, je puise dans mon plaisir incongru de te parler la force d’un réconfort, je prie en cachette de savoir te caresser l’âme de mes tendresses énoncées…

 

Le moteur diesel tourne comme une horloge mais vrombit  avec force le gyrophare de mon urgence. Il lance ma « colombo » dans le soir qui tombe à l’assaut de la longue nuit et des sept-cent kilomètres qui nous séparent. J’ai jeté dans le sac vert de mes voyages ces polos qui dessine l’homme que tu aimes, ces pantalons qui mouleront mes fesses à tes yeux coquins, ces sous-vêtements achetés ensemble… fermé la maison dans un courant d’air… et bondit vers ma 309 cocon de toutes mes peines et de toutes mes joies avec toi…

Le chapelet des aires de repos s’égrène avec trop de lenteur, les programmes de radio peinent à lever mes paupières, le chant du moteur berce mes pensées et mes appréhensions de te retrouver, je cherche à peindre le tableau de nos retrouvailles dans une angoisse heureuse…

 

A quatre heures du matin il n’y a pas de place pour ma berline devant ton immeuble bleu et blanc, je la jette dans un renfoncement. La nuit a enveloppé mon arrivée d’un parfum d’anxiété inconfortable. Je lance le signal par un sibyllin « je suis en bas »,. La porte s’ouvre sur ta silhouette mal dessinée. Un cordon d’une invisible affection se tisse et dévore notre distance. Nos bras nous emmêlent, tes paumières se referment sur tes yeux encore endoloris, nos corps se collent avec délicatesse dans des marques encore vives, comme si chaque partie de nous devait retrouver sa place jumelle dans cette fusion… Nous rejoindrons ton petit lit défait sans un mot sans un bruit, dans un glissement du temps qui passe…

 

Je te serrerai dans mes bras, avides de toi, ta pette frimousse nichée au creux de mon épaule. Dans un souffle de paix tu partiras rejoindre les chemins d’une fin de nuit enfin calme et sereine. J'entendrai un air des Moody Bleus chanter mon extase ... Les yeux embués de ce bonheur tant attendu, j’admirerai le dessin de tes courbes sensuelles. Le drap rejeté dévoilera ces petites pommes aphrodisiaques au gout laiteux d’un manque de soleil, la courbe ronde et féminine de ces hanches, ces cuisses bronzées d’une surfeuse trop habituée à la combinaison, ces deux petites pépites qui ornent ta poitrine et qui dansent au rythme de ta respiration maintenant calmée… Mes mains tracent avec une infinie délicatesse les traits de ce corps que j’aime et protègent le cœur blessé de mon petit oiseau tombé d’un nid de bonheur dans des angoisses illégitimes…

 

Tu dors contre moi, tu es calme et détendue, ton souffle dévoile ta quiétude….

Tu laisses échapper de tes lèvres un petit sourire … Je le prendrai pour moi …

 

Toujours je serai là pour toi …

Parce que je t’aime … infiniment … au-delà de toi …

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