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05/08/2011

S comme ... Soleil ?...

Déjà seize degrés ! la mer est haute, grandes marées de 110. Je me sens bien ….


Aurais-je du le faire, aurais-je du le lui dire ?  Son silence nourrit mes espoirs les plus fous et ma nuit a été peuplée d’activités partagées complètement folles… J’ai envie d’aimer, de sourire, de courir, de lui offrir ma tendresse …



Le lit du mobil-home est aussi confortable qu’une planche de bois et les os de mon dos jouent au mikado ce matin. Il faut pourtant que je sois en forme, ma Princesse et moi partons jouer les chimpanzés dans les arbres et je n’ai pas l’intention de laisser cette petite boule de muscles me ridiculiser ! Un seau de café noir, les vitamines acides d’un jus de fruit, trois belles tranches de gros pain de campagne généreusement maculées de St Hubert et un yaourt aux fruits de la passion (ça ne s’invente pas …) gaveront mon corps des vitamines nécessaires aux exploits dont je compte bien l’aveugler !... 


On ressemble davantage à des ouvriers qu’à des primates ! la combinaison verte et le casque obligatoires sont pour le moins inélégants mais nous ne sommes pas égaux devant la glace : j’ai l’impression de sortir de l’atelier de soudage, tandis que ma Chita préférée est ravissante… Visiblement son corps dessiné par un maitre es-design corporel peut s’accommoder de toutes les tenues, sa poitrine coquine se laisse deviner par la fermeture éclair entrouverte, ses épaules carrées impressionnent, ses petites pommes de fesses bien arrondies donnent envie de caresser, et ses yeux clairs soulignés par la visière blanche du casque défient … J’adore son coté « garçon manqué – fille réussie » avec son harnachement de mousquetons et son allure parachutiste, elle est trop belle… trop trop belle…


Les premiers mètres de cordée laissent la place aux jeux. Nous avons choisi une piste rouge pour commencer, bravant fièrement les bleues et vertes sur lesquelles trainent les enfants encouragés par des parents inquiets mais fiers postés sous les cordes. Rondis mobiles, échelles de corde, tonneaux mouvants, tyroliennes de plus de cents mètres, sauts de tarzan, montée à la corde, plus de vingt mètres de hauteur parfois, le plaisir est réel. Galamment j’ai laissé ma star passer devant… En fait c’est surtout pour qu’elle ne me voit pas si j’ai quelques faiblesses… et que je puisse admirer sa grâce dans les obstacles.
Un peu voyeur le Doune ?....


Mes bras dont les muscles n’ont pas été mis à contribution de façon aussi soutenue depuis quelques temps déjà …. commencent à tétaniser. Le passage le plus délicat : le saut de l’enfer porte bien son nom, une plateforme à dix-huit mètres de hauteur, en face un filet, entre les deux le vide … Il s’agit de sauter le plus loin et le plus possible dans le filet, de le remonter, de trouver la corde, de s’élancer vers une autre plate-forme en contre-bas par un mouvement tarzanesque et de se laisser porter par deux cents mètres de tyrolienne jusqu’à une arrivée aussi petite vue de près que d’ici … surplombant une piscine autour de laquelle les spectateurs attendent avec sauvagerie tous les sportifs qui rateraient la cible !!


Aussi gracieusement qu’une libellule, ma Princesse se lance dans le filet… Elle ripe, pousse un cri, tente de crocher, glisse, reste pendue à une main, se contorsionne, assure son autre main, se rétablit, pause … Plutôt bien joué ! Elle remonte avec élégance et un sourire qui en dit long sur sa fierté de « l’avoir fait » et se laisse balancer avec un flegme et une décontraction qui ne peut qu’attirer l’admiration. Elle est trop classe ma copine !
J’attends avec impatience le passage de la piscine … elle file à toute vitesse accrochée à sa tyrolienne … on dirait qu’elle chante même, je vais la détester … elle remonte les jambes découvrant les formes gracieuses de son petit popotin … vise la « piste d’arrivée » … et se pose avec grâce … On entend les spectateurs déçus manifester leur mécontements par des grognements animaux …


Je sens qu’elle me regarde et qu’elle a dans ce regard provocateur et presque hautain une volonté de me provoquer. C’est à moi. C’est haut quand même. Je réajuste mes gants, vérifie ma sécurité, tente de me persuader que tout est prévu, respire à fond, compte 1..2..GO ! Pathétique ! je m’écrase comme une grosse mouche sur une vitre trop bien nettoyée, je glisse sur l’échelle et rebondissant lamentablement, mes mains s’agitent bêtement pour tenter d’attraper quelque chose, je me sens désarticulé et proprement ridicule … Sursaut de fierté… Je croche… Pause … Je suis quasiment tout en bas … Tout à remonter pour atteindre la corde… Mes bras ressemblent à mes cuisses … violets gonflés durs et douloureux ! Je n’entends pas ses encouragements. Bien meilleur au tarzan le Doune, un coté homme des cavernes peut-être ?....


C’est bizarre mais je ne le sentais pas du tout ce coup de l’arrivée au dessus de la piscine, un pressentiment sans doute… Accrocher son mousqueton, lever les jambes, sentir le petit chariot accélérer, accélérer… le vent qui pique les yeux, le soleil qui joue dans les arbres, le bruit des roulements… et la plateforme qui arrive, de plus en plus vite … Mais comment ralentir l’équipée ? je tente une manœuvre avec mes jambes, j’amorce un pirouette involontaire, je vais arriver de dos … l’angoisse et le ridicule que l’on sent monter… Les hurlements des gens en bas trop contents d’assister à une mise à l’eau comme des romains avides des jeux du cirque … je me fracasse dans le tapis de mousse dos en avant… le tapis explose, je m’enroule autour de l’arbre dans une spirale incontrôlée, il y a de la mousse synthétique partout, ma sécurité se décroche, le service de sécurité se précipite, les wahou laissent placer à des Oh mêlant angoisse et suspense, je ne contrôle plus rien … et je tombe… je rebondis à la surface de l’eau, asperge tous les badauds … Le temps s'arrête ...


Elle est à coté de moi, elle me tient la main, elle cherche à ma rassurer, elle sourit avec un mélange d’assurance et de drôlerie, elle est trempée, elle a sauté dès que je suis tombé, je me demande si elle pleure de rires ou de tendresse …  Je l'aime ...
 

Bon d’accord ma Princesse a été bien meilleure que moi, d’accord elle a été plus élégante, plus racée, plus harmonieuse, plus aérienne que son balourd de Doune… Mais au-delà de cet épisode je sens que notre tendresse a re-tissé entre nous ce lien invisible qui va nous unir au-delà de toutes les épreuves… Étreinte soudaine… Le temps s’arrête… Nos lèvres se touchent… Rien à dire… Juste ressentir cette fusion de nos deux âmes…


J’ai hâte de partir en vacances près de toi … de jouer avec toi et de partager la vie…
J'ai hâte de toi .... tellement ...

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