Avertir le modérateur

16/08/2011

R comme ... Retrouvailles ?

Tu as appelé pendant que j’étais sous la douche ! Évidemment !

 

Mais je savais que je devais t’attendre, je le sentais, à moins que ce ne soit un reste d’autosuggestion positive d’Emile Coué, mais qu’importe.

J’ai chanté ou plutôt hurlé sous la douche brulante cette complainte de Patricia Kass, celle qui orne mon blog, je me suis épilé, rasé, parfumé, coiffé, détaillé … recoiffé, redétaillé … souri dans la glace embuée, choisi en pas moins de vingt minutes la tenue qui lui arrachera un compliment, noyé de déo, glissé sa photo dans la poche arrière un peu moulante de mon pantalon (elle dit qu’elle adore mon ti’cul !), tourné en rond, grimpé les escaliers, descendu les escaliers, vérifié mon allure dans la glace, vissé mon œil sur sa montre, surveillé le Samsung, hésité à changer de chemise, répété encore et encore ces phrases que je ne lui dirai sans doute pas, compté les secondes qui trainent trop, vérifié le rangement de la chambre au cas où (espoir fou d’une nuit d’amour ??…), remonté les escaliers, redescendu…..

C’est l’heure, j’y vais ! Mon bolide est surexcité malgré ses 380 000 kilomètres au compteur et frétille aussi jusqu’à ce parking extérieur de Carrefour encore ouvert pour un 15 août où … délivrance suprême… elle sera 

 

Il y a bien longtemps déjà nous nous retrouvions sur cette place de parking. Nos yeux surexcités fouillaient avidement le bitume à la recherche de "sa voiture". Garés l’un près de l’autre, nous guettions secrètement de coups d’œils furtifs le premier sourire. Faussement calme et atrocement impatient je me cachais sur ton siège passager. Un peu gauches, parfois penauds, souvent hésitants, nous n’osions qu’à peine nous frôler. Quelques banalités de conversation ouvraient ce lien qui allait nous unir pendant toute la soirée et coller nos âmes dans un débordement de tendresse incroyable. Les notes fredonnées d’une foule sentimentale de Souchon ouvrait le bal des caresses dans ta tignasse soigneusement sauvageonne, les premiers petits bisous  s’échappaient en roulant, nos mains finissaient par se retrouver, les sourires devenaient éclairs, les regards s’entremêlaient dans un jeu amoureux, un bonheur simple balayait tout sur son passage … Nous étions heureux … infiniment heureux ...

 

Tu es déjà là, à la même place, dans la Twingo verte de Catherine.

Mon corps sue d’appréhension, mes mains tremblent de peur de ne pas résister à l’appel de ton corps, mon ventre me broie de stress, j’ai envie de fuir, j’ai peur de croiser tes yeux, d’entendre des mots qui me feraient mal, de mourir ici de trop t’aimer… je vais m’évanouir en ouvrant la portière… je m’assoie près de toi… je tétanise… je n’ose pas te regarder… j’ai soudain honte de ce que je suis, de ce que je fais, d’être là… j’ai envie de pleurer de crier de partir… j’ai mal de toi… 

 

D’un geste infiniment lent et mesuré tu laisses naitre sur tes lèvres dessinées d’un trait de rose une légère petite moue … qui si doucement éclot en un sourire où je lis toute la tendresse du monde et toute ta douceur angélique qui va me dévorer d’amour et de passion. Comme un cœur opéré dont le sang recommence à battre, mon âme reprend vie et je sens s’embraser tout cet être qui n’a vécu que pour toi, je te regarde … tu es si belle si douce si attendrissante … J’ai envie de t’arracher dans mes bras, de te hurler combien je t’aime, combien j’ai souffert de t’attendre, combien je t’ai détesté, haï même peut-être, combien je veux être à toi, combien je veux t’aimer au-delà de toute réalité … 

Ma main volette avec une prudente et retenue délicatesse vers ces cheveux que tu as plus longs maintenant, je joue avec une mèche imprudente, tu restes immobile, tes yeux se ferment, nos doigts se reconnaissent et nos peaux s’amusent timidement du plaisir de se retrouver, je te susurre quelques mots de notre Souchon, ma gorge se bloque dans un sanglot...

Toi aussi tu as une larme de bonheur qui surfe insidieusement sur ta joue … 

Le petit sentier embaume des parfums de l’été, la mer fait doucement carillonner ses vagues sur les rochers tous proches, le soleil caresse les grands arbres de ces ombres doucereuses, le temps s’enveloppe subrepticement d’une langueur amoureuse. Tu n’as pas décoché un mot depuis notre sortie de la voiture. Pendant le court voyage, irréel, mes mains ont avec une infinie délicatesse dessiné des tendresses sur tes joues et pétri d’affection ces cuisses musclées cachées dans ce jean clair que tu sais porteur de tant de souvenirs à mon cœur … La douce insolence de notre silence a scellé ces retrouvailles que l’on devinait irréelles. Seule la radio a rayé de quelques chansons nostalgiques l’ambiance attentive dans cette petite Golf grise.

  

Je me précipite pour t’ouvrir ta portière, pour être devant toi, comme un rempart … Fière tu ne te pas dérobes pas et avec cette insolence tu résistes à mon regard acharné. Pas de geste, pas de mots, pas de signe. Face à face nos yeux plantés l’un dans l’autre nous attendons. Le petit parking est désert et aucun mouvement ne vient troubler l’éternité de l’instant. La nuit commence à décolorer la nature et la lumière affadie se fait complice de ce jeu…
Mon bras part chercher la pointe de tes doigts et dans une chorégraphie discrète titille comme un appel à ta reconnaissance. Ta main se referme, m’emprisonne, me serre, m’étreint… Tes yeux fixes n’ont pas scillé… Mon cœur bombarde ma poitrine comme pour s’échapper vers toi. Ma respiration s’accélère sans conscience, je t’entends souffler ton impatience, nos jambes tremblent insensiblement… J’avale goulument un bol d’air pour ne pas suffoquer… je ne peux plus… je résiste... j’essaye….  Spasme violent brutalement je t’arrache contre moi, tu m’engloutis dans tes bras, je te brise de trop t’étreindre, nos lèvres se cherchent, fouillent, avalent, dévorent, explosent de sensualité et de désir. Nos ventres collés n’existent plus, nos mains courent folles sur nos dos raidis, nos yeux en transe ne voient plus que nos âmes, nos pas dansent électrisés d’un bonheur ravageur, je t’emporte dans un tourbillon de folies, je te pirouette dans une autre vie, tu t’abandonnes à moi langoureuse et divine, nous cherchons à hurler notre plaisir, nos lèvres ne se décollent plus, nous n’existons plus, nous n’existons plus … 

Seul un amour infiniment sublime renait à la réalité …

 

Je déteste Cabrel et ses chansons guimauves … mais prendre sa Princesse par la main pourrait me réconcilier avec ses strophes dégoulinantes ! Comment avons-nous réussi à nous désarticuler de cet imbroglio d’amour, de tendresse, de sensualité, de passion ?... Dans la fraicheur du soir, nous déambulons d’une même danse sur ce petit sentier, au travers de nos souvenirs encore chauds et attendrissants, les premiers baisers picorés, les premiers effleurements un peu osés, les premières confidences encore hésitantes, les pique-nique improvisés et le sandwich au saucisson …, les premiers espoirs et les premiers doutes, les premières certitudes … Notre couple a fait du chemin depuis ces périodes heureuses mais mes certitudes restent intactes et je bénis chaque jour celui qui nous a bousculé dans un amour improbable ravageur et sans doute inhumain tant il a dépassé des limites palpables … 

Tu as commencé à vider tout ce retard de tes aventures sur Hendaye et ton flot de paroles est juste interrompu par le croisement de quelques promeneurs curieux de la vue idyllique qu’offre le point de vue. Leurs regards dévoilent l’aura de bien-être qui auréole notre petit couple et chacun de leurs sourires déguisés dans un bonjour poli trahit ce plaisir de toucher le bonheur des autres. Tes mains miment et scandent tes histoires, tu grommelles délicieusement tes « Martine au travail », tu ris de tes déboires, tu es infiniment délicieuse… Béat je me gave de ta voix et me saoule du plaisir de cette communion enfin retrouvée. Possédé transi je cherche à tout enregistrer de toi, encore hanté par cette angoisse de te perdre. La petite digue de pierres a raison de ta logorrhée de mots. Dans un soupir de romantisme nos bras se referment sur nos désirs et nos baisers tendres et doux ouvrent encore une fois les portes de ce paradis de plénitude. Les yeux clos sur le bruissement réconfortant des vagues, nos esprits emportent nos âmes dans une paix aux couleurs d’une éternité. Nous sommes enfin heureux, ensemble.

 

« On va manger près du rocher ? Comme avant ? »

Ta moue polissonne trahit la fierté de ton initiative et je meurs d’envie de te dévorer tant tu dégoulines de tendresse et de mignonnie … Tu t’étais arrêtée à la boulangerie avant de venir ! Tu le connais bien ton Doune et fièrement tu exhibes cette paille à la confiture et cet éclair au chocolat gourmands. Ragaillardis par cette perspective, notre petit couple redescend le sentier herbeux dans une frénésie gamine vers ce terre-plein dominé par ce rocher qui détient encore nos anciens secrets. La nuit est tombée, les bruits se sont assoupis, un parfum de calme flotte  sur le lieu, le granit a encore chaud du soleil de la journée, quelques oiseaux chantent leurs derniers piaillements, un léger voile brumeux plane sur les champs voisins. Je ne t’ai pas lâché la main. Un petit lapin quelque peu imprudent traverse le chemin, signe du destin qui nous renvoie les images de nos jeux nantais ou guéritiens…
Qu’il est doux ce temps….

 

Tendrement, souplement, amoureusement je te plaque sur le rocher. Mes mains enveloppent dans une délicate caresse ta petite frimousse, tu me souris. Mes doigts jouent des arcanes de ta peau douce et dessinent les traits de ton visage juvénile, la plénitude immaculée de ton front, le dessin de tes sourcils, la courbe coquine de ton petit nez, la sensualité de tes lèvres, les replis moqueurs de ton menton … Nos peaux s’échangent des mots que seules les mains peuvent entendre, ton petit minois se drogue de ces effleurements voluptueux, tu as fermé les yeux. Je t’aime… infiniment … Le petit sachet de gâteaux tombe sans notre attention …

 

Mon visage a franchi la barrière de ton intimité et mes lèvres picorent les lippes de ta bouche entrouverte, je titille d’une langue effrontée les arcanes de ta beauté, mordille avec gourmandise le dessert de ta bouche, joue de la liberté de nos bisous devenus baisers. Insensiblement tes bras m’enserrent contre toi comme pour m’avaler dans un sursaut d’affection. Une puissante vague de bien-être noie mon ventre dans une alchimie de sérénité et de plaisirs. Je te désire ...
Gloutonne tes mais farfouillent dans les chairs de mes fesses. De quelques pincements tu en attises l’excitation et tes yeux brillants de désir fusillent ma volonté de délicate tendresse. Dans un tourbillon de gestes arrondis tu enveloppes mon torse, mon ventre, mes fesses, mes cuisses… Insolemment, tu joues de cette petite bosse qui défigure maintenant le bas de mon ventre avec la perfidie d’une droguée en manque, tu crognes de tes doigts experts, tu t’amuses des formes dissimulées, tu pétris sans scrupules, tu ris, coquine, de lire mon désir exploser…
Torturé je cherche la volupté de tes petits seins au travers de ton tee-shirt moulant. Caresses de tes formes aphrodisiaques, pincements suggestifs, titillements de ces petits tétons déjà arrogants. Mes mains glissent sous le tissu, mes doigts empoignent sèchement tes pyramides de désir, tu grognes ou tu soupires.., tu te cambres pour me tendre tes plaisirs, je déchire ton maillot au-dessus de tes épaules, j’engloutis sauvagement ces seins qui me rendent fous, je les mange, les croquent, plantent mes ongles dans ton dos, tes mains mordent dans mon sexe, je crie, tu exultes de jouissance, transes de nos corps, électrocution de l’orgasme, juste nos cris … Tu me désires ...

 

Sans un répit tu as dégrafé ma ceinture, laissé glisser mon pantalon à mes pieds, et explosé mon caleçon trop petit pour contenir mon désir de toi. Mes fesses exposées aux couleurs d’une nuit électrique tremblent, mon sexe nu arrogant te menace, mes lèvres te possèdent goulument, j’attise ta fringale de sexualité, tu vibres d’envie. Ta petite culotte rouge en dentelles trahit ton état, ma main plongée dans ces antres secrets déjà humides joue de ces chairs turgescentes, tes cuisses scandent les pulsations de ton impatience, tes fesses se serrent dans un étau de folies érotiques, tu plaques ta main m’obligeant à te voler ton intimité, je joue de toi, tu adores dans des soupirs fiévreux, ton regard absent avoue ton absence libidineuse…

 

Tes mains crucifiées au dessus de toi, plaquée contre le granit, ton sexe nu exposé aux frottements insupportables de mon bas ventre, tu supplies d’en finir dans des souffles d’agonie. Surexcitée d’envie, totalement abandonnée aux plaisirs du corps… D’un coup sec, raide de désir, effronté, je te plante mon sexe … Hurlements… 

Nos mains cherchent à nous posséder, je te pilonne dans des râles de plaisir, galop de tes cuisses gonflées, mes fesses hallucinent des fessées de tes paumes possessives, je mords avidement tes tétons sur-gonflés, mes doigts cherchent les secrets de ton popotin, tu avales ma langue dans des convulsions désorganisées, mes orphelines scandent notre course à la délivrance, tu grognes dans des mots inconnus, ton ventre m’engloutit voracement, je sue de bonheur, ton dos s’arrondit, mes hanches se plaquent, tes jambes s’ouvrent encore, je m’enfonce, tu chancelles, tes yeux clos bavent de délices, tu cours vers moi, mon ventre se vrille, mon sexe brule, tu t’empiffres, ensemble, nos bouches cherchent de l’air, un dernier sursaut, convulsif, violent, arraché… Hurlements sauvages… Explosion… Déflagrations de l’orgasme…

 

La pause aurait de quoi faire sourire, un homme les fesses à l’air dans les bras d’une femme nue symbiose d’un rocher granitique, si ce n’était l’incroyable irradiation de leur amour au travers de cette aura de paix qui a enveloppé ce cocon de nature. Effrayés de briser cette plénitude d’un bonheur nous avons laissé la fraicheur du soir nous ramener à une réalité. Pas de mots qui dénatureraient la virginité de cet instant. Seule la douceur des regards éperdus.
Transcendé par la fusion de nos corps dans cet élan de sensualité nous reconstruisons insensiblement l’âme de notre couple, cette union de deux êtres qui mourront dans la naissance de ce brasier de tendresse infinie.
Une petite faim maintenant ?

 

 

La suite n'est pas à écrire .... Elle est à vivre ...

Avec toi Princesse, mon amour, ma vie ......

Je t'attends .... toujours ...

 

23:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retrouvailles, fete, doune, calins

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu